par fernando » 03 Mars 2026, 12:09
80 M€ de bénéfices et capitaux propres positifs : Le LOSC meilleur élève dans un rapport financier de l’UEFA
L’UEFA a tout récemment publié un rapport réalisant le bilan de la situation économique des clubs européens. Celle de certains clubs français est alarmante, au contraire de celle du LOSC, meilleur élève français et européen en termes de bénéfices sur l’exercice 2024-2025.
L’UEFA (Union des associations européennes de football), qui regroupe et représente les fédérations nationales de football d’Europe, a publié jeudi dernier un rapport faisant le point « sur les finances et les investissements des clubs européens en 2026 ». Pour ce faire, elle se base sur les données de l’ensemble des 55 associations membres (745 clubs) sur l’année 2024 et sur « les états financiers anticipés » de 144 clubs de 37 pays (7 clubs en France, dont le LOSC) pour l’année 2025.
Le bilan brut est le suivant : « les clubs atteignent des niveaux records de recettes, dépassant 30 milliards d’euros en 2025, avec une augmentation notable des revenus issus des droits télé (pas en France), du sponsoring, de la billetterie et des recettes issues des compétitions UEFA », est-il possible de lire. Cet état des lieux plutôt positif est néanmoins à mettre en perspective. Les années 2018 (0,6 milliard) et 2019 (0,9 milliard), la période pré-Covid, avaient été synonymes de records en termes de bénéfices d’exploitation. Ces derniers sont évalués à 0,5 milliard d’euros en 2025.
Tous les clubs ne sont néanmoins pas des bons élèves, comme en France où certains sont pointés du doigt. L’Hexagone compte pourtant aussi le meilleur élève dans ses rangs : le LOSC.
Des mauvaises élèves… et l’exception lilloise
Dans son rapport, l’UEFA met en avant les clubs enregistrant les meilleurs et les pires résultats avant impôts au 30 juin 2025, date de clôture de l’exercice 2024-2025. Trois clubs français, avec l’OL (196 M€ de pertes avant impôts), l’OM (-105 M€) et le RC Strasbourg (-82 M€), font partie de ses dix plus mauvais élèves. Avant-derniers, les Gones sont devancés par Chelsea, qui affiche des pertes records : 407 millions d’euros.
La France s’illustre, puisqu’à l’inverse, elle compte également un club qui réalise des bénéfices conséquents. Il s’agit du LOSC, qui se place en tête du classement des clubs européens « les plus rentables avant impôts » : 94 millions d’euros de gains ont été accumulés sur la période. Un tel résultat s’explique, évidemment par la bonne gestion financière du club, mais aussi par son superbe parcours en Ligue des Champions la saison dernière. Ce dernier lui avait permis d’enregistrer les revenus UEFA les plus importants de son histoire (79 M€), le quatorzième total sur l’exercice (le PSG en tête avec 154 M€).
L’importance des transferts
L’UEFA a également rappelé, dans un point exclusivement mercantile, que le Bayer Leverkusen était la formation ayant enregistré les revenus nets issus des transferts les plus élevés en 2025. Le LOSC, le Sporting Portugal et le FC Porto occupent les trois premières places de ce classement sur les cinq dernières années, ce qui souligne également l’importance de cette source de revenus pour de nombreux clubs européens.
Des finances dans le vert
Le LOSC fait donc partie des meilleurs élèves français et européens sur le plan financier. Le bilan réalisé par le rapport de l’UEFA coïncide avec les données financières présentées par le LOSC à son assemblée générale mixte à la fin de l’année 2025. Les comptes annuels, clos le 30 juin 2025, font apparaître un bénéfice de 81 906 074 euros après impôts. Ce montant a été affecté « au poste report à nouveau », soit à l’exercice comptable suivant. Cela a permis plusieurs choses au LOSC.
À très court terme, le LOSC a retrouvé des capitaux propres (ressources financières servant à financer son activité) positifs (de -13 M€ à +68 M€) pour la première fois depuis la prise de fonction d’Olivier Létang, président lillois. À long terme, les montants disponibles en report à nouveau pourraient, par exemple, absorber de futurs déficits potentiels ou être distribués en dividendes sur les 10 années à venir. Cela dépendra des aléas et des résultats des prochaines années et saisons.
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