Ecologix Krew: un monde sans Bhauvin est possible

Messagepar fernando » 25 Mai 2018, 11:32

Bah oui j'ai déjà fait.
Despé : "Y a des limites au rugueux"
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Messagepar laurentlille1 » 25 Mai 2018, 11:40

C'est courageux, vous y êtes allés en mini moto?
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Messagepar fernando » 25 Mai 2018, 12:01

T'exagères un peu, non?
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Messagepar laurentlille1 » 25 Mai 2018, 21:49

C'est un peu le Vélib' de Fives non?
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Messagepar krouw2 » 29 Mai 2018, 13:38

le nouveau monde politique

Bien-être animal : qui sont les députés qui ont voté contre les mesures ?

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert à la tribune de l’Assemblée nationale lors de débat sur la loi Alimentation.
Poules en cages, vidéosurveillance dans les abattoirs... une cinquantaine d’élus se sont opposés à plusieurs dispositions fortes soutenues par l’opposition.

La vidéosurveillance obligatoire dans les abattoirs pour lutter contre la maltraitance, une interdiction totale des élevages de poules pondeuses en cage, des parcs pour les lapins... Ces trois mesures ont été retoquées dimanche lors de l’examen du projet de loi alimentation, au grand dam des défenseurs de la cause animale. Ils sont 48 députés à avoir voté contre l’ensemble des amendements visant à inscrire ces idées fortes dans le texte : 34 LREM, 7 LR, 5 Modem et 2 UDI.

Tous ne représentent pas le monde rural : huit de ces parlementaires ont été élus en Ile-de-France, parmi lesquels les Parisiens Pierre Person et Gilles Le Gendre, macronistes de la première heure.

L’Isère et la Marne ont voté en force contre ces dispositions, avec trois députés chacun. Onze départements ont donné chacun deux votes « contre » lors des trois scrutins publics : Cantal, Côte-d’Or, Côtes-d’Armor, Drôme, Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire, Oise, Seine-Saint-Denis, Vienne, Yvelines.
Ancrés pour beaucoup dans le monde agricole

Plusieurs des 48 députés ont des liens étroits avec le milieu agricole. Cinq des 14 agriculteurs de l’Assemblée nationale figurent dans cette liste : le rapporteur du texte Jean-Baptiste Moreau (LREM/Creuse), ainsi que Grégory Besson-Moreau (LREM/Aube), Nicole Le Peih (LREM/Morbihan), Jean-Yves Bony (LR/Cantal) et Nicolas Turquois (Modem/Vienne).

On y trouve aussi des parlementaires issus de familles d’agriculteurs, comme Daniel Labaronne (LREM/Indre-et-Loire) et Géraldine Bannier (Modem/Mayenne). Jean-Claude Leclabart, député LREM de la Somme, est retraité agricole. Quant à Marc Fesneau, élu Modem du Loir-et-Cher, il a travaillé pour la chambre d’agriculture de ce département avant d’être chargé de ces questions pour le mouvement de François Bayrou.

En amont des discussions à l’Assemblée, ces députés avaient participé à de nombreuses rencontres avec les syndicats d’éleveurs. En début d’année, la FDSEA de la Marne évoquait sur son site « son lobbying auprès des députés du département ». « Les médias se font davantage le relais des anti-viande », avait regretté lors d’une rencontre avec les syndicats la députée UDI Lise Magnier, qui a opposé dimanche son triple veto aux mesures pour le bien-être animal. Elle vantait alors les « fermes ouvertes » organisées par la FDSEA, « une initiative positive pour rétablir les vérités auprès des élèves et du grand public ».
Discipline de groupe

Pour autant, tous ces députés ne vont pas systématiquement dans le sens de la filière agricole. Ainsi six d’entre eux avait signé, en octobre dernier, une tribune dans Le Monde contre l’utilisation du glyphosate, cet herbicide classé comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

Certains élus LREM semblent avoir plutôt agi par discipline de groupe, le gouvernement préférant aux amendements de l’opposition des mesures plus symboliques : la vidéo seulement pour les abattoirs volontaires, l’interdiction des élevages de poules en cage seulement pour les nouveaux établissements, etc.

« Il faut faire confiance à la filière et ne pas attendre tout de la loi. Je peux en témoigner en tant qu’éleveuse de volailles en plein air en contact quotidien avec les animaux. Je n’ai pas attendu pour assurer le bien-être au sein de mon élevage et de mon atelier de transformation », a argué dimanche la députée Nicole Le Peih. « Passer par la loi et par des objectifs théoriques risquerait de fragiliser la filière. »
Macron est libéral et social, quand il t'encule les points de suture sont remboursés par la sécu
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Messagepar Dogue-son » 29 Mai 2018, 14:06

krouw2 a écrit:La vidéosurveillance obligatoire dans les abattoirs pour lutter contre la maltraitance


Guère en phase avec le code du travail qui interdit de fait la vidéosurveillance dans le seul but de contrôler le travail des salariés dans les zones non ouvertes au public.
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Messagepar fernando » 29 Mai 2018, 14:12

Il faut faire confiance à la filière


+1, avec la finance cette méthode a fait ses preuves. L'auto-régulation c'est le top.
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Messagepar Dogue-son » 29 Mai 2018, 14:18

entre ceux qui veulent, ceux qui ne veulent pas, ceux qui peuvent, ceux qui ne peuvent pas, difficile effectivement de vouer une grande confiance à l'autocontrôle.
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Messagepar bijams » 29 Mai 2018, 16:24

laurentlille1 a écrit:C'est courageux, vous y êtes allés en mini moto?


Loul !
J'imagine bien Fernando, cheveux dans l'vent.
Armenteros, pauvre mais tos
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Messagepar krouw2 » 29 Mai 2018, 17:01

Dogue-son a écrit:
krouw2 a écrit:La vidéosurveillance obligatoire dans les abattoirs pour lutter contre la maltraitance


Guère en phase avec le code du travail qui interdit de fait la vidéosurveillance dans le seul but de contrôler le travail des salariés dans les zones non ouvertes au public.


sauf que ce n' est pas dans ce but là , avant de parler on se renseigne PO

Sinon faisons confiance, comme le CICE ou la baisse de la TVA sur la restauration
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Messagepar krouw2 » 29 Mai 2018, 17:14

et bim celle là aussi dans le fion, rappelons que le ministre de l'agriculture est ancien du PS

https://www.francetvinfo.fr/monde/envir ... 74188.html
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Messagepar Dogue-son » 29 Mai 2018, 17:25

krouw2 a écrit:
Dogue-son a écrit:
krouw2 a écrit:La vidéosurveillance obligatoire dans les abattoirs pour lutter contre la maltraitance


Guère en phase avec le code du travail qui interdit de fait la vidéosurveillance dans le seul but de contrôler le travail des salariés dans les zones non ouvertes au public.


sauf que ce n' est pas dans ce but là , avant de parler on se renseigne PO

Sinon faisons confiance, comme le CICE ou la baisse de la TVA sur la restauration


et c'est dans quel but alors ?
compter les moutons ?
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Messagepar krouw2 » 29 Mai 2018, 17:44

on devrait créer un moteur de recherche sur internet où on trouve les réponses

-Les images de vidéosurveillance enregistrées dans les abattoirs doivent être conservées un mois au maximum.

-La direction des abattoirs ne peut pas avoir accès aux images enregistrées, ceci pour protéger les salariés.

-Seuls les responsables de protection animale (un salarié nommé dans chaque établissement) ainsi que des services de l'état de contrôle vétérinaire disposent des codes d’accès à l’enregistreur

-Ni les associations, ni les citoyens, ne peuvent accéder aux images enregistrées dans les abattoirs.
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Messagepar fernando » 31 Mai 2018, 12:48

tiens pour oit krouw²





Loi agriculture et alimentation: les promesses non tenues du Macron des champs

30 mai 2018| Par christophe Gueugneau et Manuel Jardinaud


Le projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation, dit Egalim, définitivement adopté à l’Assemblée nationale ce 30 mai, a donné lieu à plusieurs défaites du camp progressiste chez LREM. Malgré les promesses du président, l’inscription de l’interdiction du glyphosate d’ici trois ans a été rejetée.


« Jusqu’à quand les députés LREM supporteront-ils cette frustration ? », s’interroge le député La France insoumise (FI) Loïc Prud’homme, « à part se désoler, je ne sais pas trop ce qu’ils ont prévu de faire d’autre ». Alors que le projet de loi « pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable » a été adopté mercredi 30 mai dans l’après-midi (339 voix pour, 84 voix contre et 130 abstentions), le constat du député insoumis en pointe sur le dossier n’est ni amer ni même ironique. Il est clinique.

Tout au long de la semaine de débats, qui se sont fréquemment prolongés tard dans la nuit, entre 50 et 70 députés de La République en marche ont tenté, à coups d’amendements, d’améliorer le texte, issu d’un long processus appelé États généraux de l’alimentation, qui se sont tenus entre juillet et novembre 2017. La future loi, qui se veut l’une des pierres de la politique de transition écologique tant vantée par Emmanuel Macron durant la campagne, s’est heurtée à l’intransigeance du gouvernement.

À commencer par celle du ministre de l’agriculture Stéphane Travert, mais aussi celle du rapporteur du texte, Jean-Baptiste Moreau, lui-même agriculteur, à la tête d’une coopérative agricole. Le député de la Creuse est membre de la commission des affaires économiques et non pas de celle du développement durable, juste consultée pour avis. Un choix originel qui en dit long sur l’angle du projet de loi, et la vision qu’il propose.

Pour Nicolas Girod, qui suit pour la Confédération paysanne les débats, « le gouvernement et la majorité ont loupé le coche de ce qui était sorti des États généraux de l’alimentation ». De fait, le résultat de cette addition de tables rondes et de consultations a été ramené à portion congrue dans le texte de loi, la majorité se raccrochant la plupart du temps aux promesses du candidat Macron pour ne surtout pas aller trop loin.

Et encore, pas toujours. Dans le dossier emblématique du glyphosate, la promesse du chef de l’État n’a même pas été respectée. En novembre 2017, le président Macron avait promis que la substance active du Roundup de Monsanto serait interdite en France « dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans ».


Quelques mois plus tard, le ministre de l’écologie, Nicolas Hulot, en était déjà à évoquer des « exceptions », semblant préparer le terrain à la reculade de l’exécutif. L’amendement porté notamment par les députés LREM Matthieu Orphelin et Sandrine Le Feur (elle-même agricultrice et ancienne membre de la Confédération paysanne), avec une cinquantaine d’autres élus de la majorité, a été rejeté dans la nuit de lundi à mardi. Si les débats fratricides au sein de LREM sont restés respectueux, ils ont cependant illustré une ligne de fracture nette sur la question de l’environnement et de la santé publique.

Chaque orateur a tenté, coûte que coûte, de convaincre le gouvernement d’écrire noir sur blanc la promesse d’Emmanuel Macron. Et de la voter. Symbole : Barbara Pompili, présidente de la commission du développement durable, et à ce titre garante d’un certain respect de la philosophie du texte, est montée au créneau pour tenter de faire passer l’amendement glyphosate : « Tout le monde s’attendait à ce que cette parole forte soit dans le texte. Et comme il n’y est pas [l'amendement], ça inquiète, ça pose question », a-t-elle déclaré à l’adresse du ministre de l’agriculture. Lequel, sur ce sujet, a joué sur le fait que l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) ne classe ce produit que comme « cancérogène probable ».



Pompili explique pourquoi le groupe LREM trahit la promesse de Macron d'interdire le glyphosate. © bartlebus


Matthieu Orphelin, tête de pont de cette proposition, a déclaré dès le lendemain au micro de RMC 3 : « C'est parce que je crois que cette promesse présidentielle est importante qu'il fallait la graver dans le marbre. Ce n'est pas l'alpha et l'oméga, mais aujourd'hui il y a des alternatives qui existent, donc il faut accélérer le déploiement de ces alternatives, il faut accélérer l'accompagnement des agriculteurs. Sur ce sujet-là, on a loupé une occasion importante. »

Il est loin d’être le seul à faire part de sa déception. Le député des Bouches-du-Rhône Jean-Marc Zulesi a tweeté 3 sur « l’occasion manquée », tout comme l’a confié à Mediapart Sandrine Le Feur avant le vote dont l’issue ne faisait déjà peu de doute.

Le week-end précédent, la députée du Finistère avait dû avaler son chapeau quand en pleine distribution de tracts auprès de militants, elle avait découvert un message de Stéphane Travert annonçant préventivement qu’il s’opposerait à toute inscription dans la loi, préférant responsabiliser les acteurs des filières, en bon macronien. La séquence, cocasse, avait été filmée pour l’émission C Politique de France 5 3, la montrant réagir par un spontané « Le salaud ! ».


Frustrations chez certains LREM

Cette tentative de députés LREM, qui complétait des amendements déposés dans le même sens par l’opposition, a eu le don de tendre les représentants du gouvernement. Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, a réitéré la position officielle dès le lendemain matin indiquant qu’il « n’est pas toujours utile de tout inscrire dans la loi. Nous devons travailler en confiance avec les acteurs de la filière pour trouver ensemble les solutions ». Pourtant peu adeptes des corps intermédiaires concernant les politiques sociales, la majorité leur redécouvre une vertu dans cette loi pour ne pas les contraindre à avancer vers plus d’écologie.

La stratégie de l’exécutif a même poussé Richard Ferrand, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, à sortir de son silence et de sa discrétion habituelle pour vanter une – hypothétique – mobilisation générale à la suite de l’engagement du président de la République. Sans bien sûr demander qu’elle soit inscrite dans la loi et en garantir l’issue dans trois ans.


Pour Loïc Prud’homme, député FI de Gironde, la nuit de lundi à mardi a été un « bal des faux culs » 3 : « Avec cet exemple du glyphosate je prends acte, avec une grande colère et une inquiétude immense, que nos dirigeants n'ont pas conscience (ou préfèrent ignorer ?) du désastre sanitaire et écologique qui est en cours. Les agriculteurs-trices en sont les premières victimes, le reste de la population n'est déjà pas épargné. »

À première vue, cette bataille autour du glyphosate rappelle celle qui a animé les débats du projet de loi asile et immigration. En avril, une dizaine de députés LREM avaient, parfois bruyamment, tenté d’assouplir le texte intransigeant et dur de Gérard Collomb, le ministre de l’intérieur. Avec très peu de victoires au bout, une dizaine d'abstentions et un vote contre, celui de l’ex-socialiste Jean-Michel Clément, qui a depuis quitté le groupe.

Cette séquence se révèle un peu différente. Car pour les plus progressistes, il ne s’agit pas de rejeter des mesures du gouvernement, comme ont tenté de le faire leurs collègues un mois plus tôt, mais de le teinter de plus d’écologie, de plus de santé publique et d’informations pour les consommateurs. La discussion au Palais-Bourbon illustre néanmoins, une nouvelle fois, une ligne de fracture au sein de la majorité – que Matthieu Orphelin qualifie de « biodiversité ».

Laurianne Rossi, également active pour améliorer le texte, refuse de parler de tensions mais évoque sa « frustration » : « Certains amendements ne coûtaient rien et n’imposaient rien », regrette-t-elle. À sa suite, une élue critique vertement l’organisation des discussions en interne avec ces amendements retoqués par la commission des affaires économiques et pourtant votés par celle du développement durable. Et qui, de fait, ont poussé certains à les proposer à nouveau en séance, au risque de donner l’image de la division. « On pourrait améliorer la méthode », dit sobrement Matthieu Orphelin pour ne pas mettre de l’huile sur le feu.

Les frustrations ont cependant été nombreuses. C’est le cas, par exemple, sur le sujet de l’élevage des poules en cage. Pendant la campagne et à Rungis 3 le 12 octobre 2017, le candidat puis président Macron en avait promis l’interdiction. Pour couper la poire en deux, le texte la prévoit bien, mais juste pour toute nouvelle installation. Sauf que la France n’en a pas connu depuis plusieurs années… Et pour cause, même les industriels, sous la pression des associations et consommateurs, se détournent des œufs produits dans de telles conditions.

« Sur Twitter, le ministre a reconnu qu’il ne prenait pas de décision sans l’approbation de la filière avicole. Une confession choquante pour un ministre de la République… », a réagi l’association L214, qui se bat sur ce sujet, dans un communiqué. La députée LREM Sandrine Le Feur, qui se dit sensible à la cause animale, tente de justifier le choix du gouvernement : « On ne peut pas demander aux agriculteurs de changer de modèle du jour au lendemain. Donc, là, j’ai envie de faire confiance. »

L’interdiction de la castration à vif des porcelets ou du broyage des poussins mâles, demandée notamment par des députés insoumis ou LR, a également été rejetée.

Des députés MoDem et LREM ont aussi, mais vainement, tenté d’imposer plus de repas végétariens dans les cantines (30 par an pour le MoDem, au moins un par semaine pour LREM). Les députés LR, rejoints par des députés LREM, se sont vivement opposés à la mesure, accusant carrément ses promoteurs de vouloir « imposer un style de vie » aux concitoyens. Le ministre Stéphane Travert a quant à lui tranché, expliquant que cela ne relevait pas de la loi.

Victoire des lobbies, et grosse couleuvre à avaler pour les promoteurs d’une meilleure alimentation : les amendements visant à rendre obligatoire le Nutri-Score, ce code couleur sur tous les supports publicitaires pour des denrées alimentaires visant à une meilleure information nutritionnelle, ont fait long feu.

Quelques avancées brandies en victoires

Dans son opposition à cette mesure, le ministre de l’agriculture avait reçu, dès le 10 mai, le soutien des grands patrons de chaînes de télévision. Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, Gilles Pélisson, le directeur général de TF1, mais aussi les patrons de Lagardère Active et de NRJ Group, avaient écrit au gouvernement et à quelques députés pour dénoncer ces tentatives de « restrictions relatives à la publicité alimentaire dans les médias » au motif que cette « mention nutritionnelle » risquait de faire fuir leurs annonceurs.

Dans la même veine, la publicité des produits gras et sucrés à la télévision lors des programmes pour enfants, que LREM, PS, Insoumis et même quelques LR ont voulu en vain interdire, ou même simplement limiter, restera en l’état. Tous les amendements ont été rejetés. Cendra Motin, LREM, a argué qu’il s’agissait d’abord de « la responsabilisation des parents » tandis que Bruno Millienne, MoDem, invoquait le risque de « mettre des secteurs en danger » avec une « dérégulation de la publicité » sans concertation européenne.

Face à ces revers, pour garder la tête haute et montrer sa volonté de cohésion avec son groupe parlementaire, Matthieu Orphelin veut rester positif : « J’acte toujours les avancées et les reculs. Notre politique doit être majoritaire. Je préfère que l’on avance ensemble lentement plutôt que d’avoir raison tout seul. » Sa collègue, et alliée de combat, Sandrine Le Feur reconnaît qu’il n’y a « aucun intérêt à être en froid avec Stéphane Travert. J’ai limité mes amendements, il faut rester cohérent dans la majorité. »

Pour se consoler, les députés LREM pourront toujours arguer que le projet de loi a élargi la définition des néonicotinoïdes, ce qui devrait permettre d’interdire les insecticides aux modes d’action similaires. De même, les « préparations naturelles peu préoccupantes » (PNPP), défendues par la Confédération paysanne, ont enfin une existence légale. Jusqu’ici, le purin d’ortie, par exemple, n’était pas autorisé comme traitement alternatif aux pesticides car il ne figurait pas sur la liste des produits autorisés.

Autre motif de satisfaction, l’article 15, qui autorise le gouvernement à recourir aux ordonnances pour imposer la séparation du métier de fournisseur de produits phytosanitaires avec celui de conseiller sur ces mêmes produits, a été adopté dans la nuit de mardi à mercredi. Non sans donner lieu à une âpre bataille dans l’hémicycle, les députés LR reprochant en particulier à leurs collègues LREM de compliquer la vie des coopératives sans forcément simplifier celle des agriculteurs.

Cette séparation est demandée de longue date par les ONG de défense de l’environnement. Cette mesure est complétée par un autre article du projet de loi, qui interdit désormais aux revendeurs de pesticides de faire des rabais et ristournes sur leurs produits.

Une autre promesse de campagne d’Emmanuel Macron, réitérée lors de son discours à Rungis en octobre dernier, a peu ou prou été tenue : le passage à 50 % de produits bio dans les cantines. Certes, le chiffre de 50 % ne concerne plus le bio uniquement (réduit à 20 %) mais également les produits « acquis selon des modalités prenant en compte les coûts imputés aux externalités environnementales » ou bien disposant du Label rouge, par exemple. « Il y a cette fois-ci un peu d’avancée, note tout de même Nicolas Girod de la Confédération paysanne, mais ce qui nous dérange, c’est que cette proportion de 50 % de produits de qualité et 20 % de bio soit renvoyée à un décret. »

« Nous aurions également souhaité que les notions de lien au sol et d’emploi figurent dans la loi », ajoute Nicolas Girod, prenant pour exemple le fait que l’on peut faire du « bio industriel ». La mention des circuits courts ou bien le respect du bien-être animal dans le choix des fournisseurs de la restauration collective sont cependant passés à la trappe. De même que tous les amendements proposant d’étendre le champ d’application de ces dispositions aux gestionnaires privés de service de restauration ont tous été rejetés.

Autres victoires, parfois vues comme symboliques ou anecdotiques, du clan écolo de LREM : l’amendement dit « doggy bag », qui oblige à horizon 2021 tous les restaurateurs à proposer des contenants aux clients pour rapporter leurs restes. La suspension de l’usage de l’additif E171, le dioxyde de titane sous forme de nanoparticule, fait aussi partie des petites victoires sur le gouvernement.

Comme l’est l’interdiction des bouteilles plastique dans les cantines, qui va désormais relever de la loi. Les députés ont voté un amendement en ce sens. L’utilisation des « contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service en matière plastique » pourra également être interdite par les communes dans les services de restauration collective dont elles ont la charge, mais simplement à titre expérimental sur trois ans…

L’examen, la semaine précédente du titre I du projet de loi, visant à instituer de nouveaux rapports entre les producteurs et les vendeurs, a en revanche donné lieu à un drôle d’exercice pour l’exécutif. Alors que Macron et son gouvernement fustigent à longueur de temps les corps intermédiaires, Stéphane Travert n’a cessé de s’y référer pour refuser toute législation trop contraignante pour la profession.


Cette partie du texte « renvoie tout aux interprofessions. Nous demandions que l’État puisse arbitrer en dernier ressort, mais le gouvernement a refusé, donnant au médiateur la possibilité de faire du “Name and Shame”, sauf qu’il faudra pour cela l’accord des deux parties ! », se désole Nicolas Girod de la Confédération paysanne. Pour Guillaume Garot, député PS, cette vision de la régulation démontre une fois de plus le « vent libéral qui souffle sur cette majorité, où la préoccupation première est la libération des énergies ». « Rien dans ce texte ne garantit que les agriculteurs vivront mieux demain de leur travail », ajoute l’élu de Mayenne.

« Nous avons porté et adopté des amendements pour que les indicateurs qui serviront à définir les prix soient établis en concertation dans les interprofessions, qu’ils ne soient ainsi pas imposés par une centrale d’achat ou un distributeur seul », se félicite tout de même Matthieu Orphelin sur son site. Mais la Confédération paysanne voulait aller plus loin, en demandant par exemple qu’un prix minimum, correspondant au prix de production, soit défini. Au grand dam de la Conf’, une autre mesure a été supprimée : celle consistant à interdire les sanctions financières pour les paysans passant au bio et rompant leur contrat avec des centrales d’achat.

Le député insoumis Loïc Prud’homme regrette également le rejet de son amendement visant à interdire la vente à perte. En l’état du texte, celui-ci limite le seuil de vente à perte pour les grandes surfaces mais rien ne contraint les acheteurs à acheter au moins au coût de production aux agriculteurs.

« Mais ce ne sont que des mesures ici ou là, regrette Guillaume Garot, député PS et ancien ministre de l’agriculture. Il manque dans cette loi un grand dessein. » Le « grand dessein » des lobbies divers pour torpiller la loi n’a, lui, pas manqué. Dans un communiqué envoyé mercredi matin, le Réseau Action Climat France, qui fédère une vingtaine d’ONG, regrette un texte qui « ferme les yeux sur l’urgence climatique » et en appelle aux sénateurs pour qu’ils « corrigent le tir ». Avec un Sénat à majorité de droite, il est permis d’en douter.
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Messagepar John Holmes » 31 Mai 2018, 13:46

Putain de didnt read lol
"Une pute qui prend la place d'un fils de pute, quel concentré de putes dans le stades du roi des putes."
Matcheu - Novembre 2015 tjrs la phrase juste
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Messagepar krouw2 » 31 Mai 2018, 14:45

il faut que tout change pour que rien ne change
Macron est libéral et social, quand il t'encule les points de suture sont remboursés par la sécu
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Messagepar fernando » 11 Août 2018, 07:25

cheuuuuurrrr Monsanto!
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Messagepar krouw2 » 12 Août 2018, 13:07

Lol Hulot qui se prend pour le numéro 3 du gouvernement
Macron est libéral et social, quand il t'encule les points de suture sont remboursés par la sécu
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Messagepar Dageek » 12 Août 2018, 14:19

Cheur ? Appel ===> blanchi, affaire suivante.
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Messagepar krouw2 » 12 Août 2018, 18:40

Hulot à appelé Bardot pour se fight en lui disant que le Elysée bloqué ses dossiers, il fait un nervous breakfast ou veut se faire dégager indubitablement
Macron est libéral et social, quand il t'encule les points de suture sont remboursés par la sécu
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Messagepar krouw2 » 14 Sep 2018, 12:18

vous connaissiez médiacités? c 'est pas mal


L’histoire secrète du radar offert par Xavier Bertrand aux chasseurs

Les chasseurs de Hauts de France disposent depuis quelques mois d’un radar d’observation des oiseaux financé en grande partie par le Conseil régional, malgré les objections des services techniques et les doutes sur l'objectif recherché. Mediacités dévoile les dessous d’un cadeau très politique.


Le jour de l’inauguration du radar ornithologique de la fédération régionale des chasseurs des Hauts-de-France, le 12 avril dernier, Willy Schraen est tout sourire. Le grand chef des chasseurs français, triple président à l’échelon départemental, régional et national, tient là son symbole « d’une science au service d’une chasse durable ». Il a réuni des adhérents et des élus locaux, en tout une centaine de personnes, autour d’un invité d’honneur, Xavier Bertrand. Le président de la Région Hauts-de-France, financeur principal du radar, n’aurait manqué le déplacement pour rien au monde. En costume-baskets et sans cravate, il est venu en ami de la confrérie des fusils. « Cet outil est la preuve de l’apport des chasseurs à la connaissance de la biodiversité », approuve-t-il.

Peut-être (nous reviendrons sur cette affirmation ci-après)… mais pas seulement. Le radar est surtout la manifestation concrète d’une alliance politique qui a vu Xavier Bertrand faire entrer plusieurs responsables de fédérations de chasseurs au sein de l’assemblée régionale afin de leur confier la politique de l’environnement. « Restez comme vous êtes, avec votre fraîcheur, avec parfois aussi vos maladresses », a encore encouragé le président de la Région. Les chasseurs sont en effet désormais au pouvoir, et ils ne se privent pas de le faire savoir… Notamment aux associations écologistes réputées anti-chasse.

Le lieu choisi pour présenter leur petit bijou technologique ne doit d’ailleurs rien au hasard: la réserve naturelle de la baie de Canche, non loin des dunes d’Etaples. Elle comprend un lieu emblématique, la plage des Pauvres, sur laquelle ils chassent illégalement depuis 30 ans. Le tribunal administratif de Lille leur a donné tort en juin 2017 mais ils continuent de revendiquer haut et fort le droit de tirer sur les oiseaux de passage.
Un cadeau de la région de 226 000 euros

Le radar est représentatif de la volonté des chasseurs de remettre en cause les lois ou les règlements qui leur sont défavorables. Contre les arguments scientifiques qui fondent souvent ces règlements, ils prétendent désormais produire leurs propres chiffres. « Il fallait quelque chose qui puisse sortir des données incontestables », explique à Nord Littoral (16 avril), Jean-Michel Taccoen, le conseiller régional, vice-président de la fédération des chasseurs du Pas-de-Calais, qui a porté le dossier radar à la Région.

« C’est notre pierre à l'édifice scientifique », renchérit Anne Trannoy, directrice de la fédération régionale des chasseurs des Hauts-de-France. Depuis des années on nous accuse – malgré tous les efforts de comptage – d’orienter nos données pour pratiquer la chasse sur une plus longue période. » Avec le radar au moins, poursuit-elle, « il n’y a pas d’erreur humaine. La machine compte. Scientifiquement. C’est sans commentaire. »

L’avantage du radar, insistent les chasseurs, c’est qu’il fonctionne 24h/24 et qu’il capte tout ce qui vole – y compris les insectes – jusqu’à une hauteur de 3000 mètres. 80 % des oiseaux migrateurs voyagent de nuit et 80 % de ceux qui le font de jour, croisent en altitude, hors de vue des observateurs humains, même pourvus de jumelles, martèlent-ils encore. De là à vouloir démontrer qu’il y a beaucoup plus d’oiseaux en circulation que les comptages humains ne l’indiquent, il n’y a qu’un pas…

Le radar, qui n’enregistre que des échos et produit des nuages de points, ne serait toutefois rien sans un logiciel capable de décrypter ces images. Or celui des chasseurs serait le nec plus ultra : il arriverait à distinguer chaque espèce d’oiseau « en fonction de leur taille et de la fréquence du battement d’aile », affirme Anne Trannoy.

Bien sûr, un tel joujou a un prix : 180 000 euros. Il s’agit d’un appareil très puissant conçu à l’origine pour un usage maritime. Mais les chasseurs n’ont déboursé que 9 000 euros de leur poche. La Région a subventionné la machine à hauteur de 70 %, épaulée par l’Agence de l’Eau Artois-Picardie, à 25 %. A cela s’ajoutent des coûts d’exploitation et un traitement des données encore plus élevé : 200 000 euros. Là encore, tout est essentiellement financé sur argent public (190 400 euros apportés par la Région et l’Agence de l’Eau). Au total, les élus régionaux ont donc signé un chèque de 226 000 euros par une délibération votée à l’unanimité le 30 juin 2017. Mais ce consensus apparent cache des doutes et des questions, comme Mediacités l’a découvert.
Avis négatif des services techniques

Les services internes du conseil régional ont en effet tiré la sonnette d’alarme durant l’instruction du dossier de subvention. Les techniciens de la Direction Environnement auraient même formulé un avis négatif, selon quatre sources différentes interrogées par Mediacités. En cause : l’analyse des données recueillies par le radar. D’après la délibération votée par les élus du conseil régional, elle doit être confiée à deux laboratoires présentés comme des « prestataires extérieurs » à la fédération régionale des chasseurs. Il s’agit pourtant d’organismes étroitement liés au lobby des fusils.

Pour le premier, l’Institut Scientifique Nord Est Atlantique (ISNEA), le conflit d’intérêt est à peine voilé. L’ISNEA affiche un objectif désintéressé : « améliorer la connaissance et la gestion de la faune sauvage et de leurs habitats ». Mais son numéro de téléphone renvoie directement au standard de la fédération des chasseurs du Pas-de-Calais ! Et son président d’honneur n’est autre que… Willy Schraen. Pas étonnant quand on sait que plusieurs fédérations départementales contribuent au budget de l’association.

Contacté, Patrick Massenet, président de l’ISNEA et retraité de la police nationale, nous donne la composition du comité scientifique de cet organisme créé en 2013 : Benjamin Bigot, Moana Grysan et Mathieu Boos. Les deux premiers travaillent pour les associations départementales de chasseurs. Quant au troisième, véritable personnage clé… nous le décrirons en détail un peu plus loin.

Selon Patrick Massenet, l’un des enjeux de l’ISNEA est de « pouvoir chasser et continuer à chasser pour les générations à venir ». L’institut évalue les mouvements migratoires, recense les populations d’oiseaux des milieux humides, estime le nombre de volatiles visibles en fonction des tranches horaires d’une journée. Ces études sont financées par de grandes entreprises qui dépendent pour leurs affaires de la bonne santé du secteur de la chasse. Exemples : le fabricant d’armes Remington, le Groupe Versicolor, n°1 de la presse cynégétique en France, ou encore Gabion Unlimited qui fabrique des vêtements de chasse, des armes et des munitions.
Un scientifique caution des chasseurs

Le second laboratoire de recherche détonne un peu moins dans le paysage scientifique. Il repose sur… Mathieu Boos, spécialiste de l’écophysiologie animale. Ce biologiste a écrit une thèse sur les réserves énergétiques que stockent le canard colvert et la bécasse des bois pour tenir l’hiver. Au début des années 2000, il ouvre un cabinet d’études, Naturaconsta, qui propose des expertises en écophysiologie. Cette discipline cherche à comprendre l’impact des contraintes environnementales sur les organismes vivants. Les contrats passés par les Fédérations des chasseurs avec Naturaconsta semblent représenter une part importante de son chiffre d’affaires. Quelle proportion ? « Je ne vous répondrai pas », assène Mathieu Boos, qui dit « travailler pour ceux qui le sollicitent ». Il est ainsi souvent amené à quitter l’Alsace, où il habite, pour honorer des commandes de fédérations de chasseurs dans le Gard, le Calvados, la Haute-Marne ou encore l’Oise…

Mathieu Boos, qu’on appelle « Docteur Boos » dans le milieu des chasseurs, est donc aussi le directeur scientifique de l’ISNEA. Si la délibération du Conseil régional mentionne deux prestataires pour acquérir et exploiter les données du radar, il est en fait le seul scientifique à la manoeuvre. On comprend mieux les interrogations des services techniques de la Région. Nous avons demandé à Jean-Michel Taccoen, qui revendique le radar comme son « bébé », si le manque d’indépendance de la personne chargée de traiter les données ne posait pas un problème. « Les données d’un radar sont incontestables, a répondu l’élu. Et le scientifique Mathieu Boos est reconnu par ses pairs en Europe. » De fait, il a été un des deux représentants français du programme européen ENRAM, un réseau de surveillance par radar des mouvements des animaux.

La question de son indépendance n’a malheureusement pas été débattue lors de l’examen du projet en Commission environnement puisque les objections des services techniques n’ont pas été apportées au débat. « Si j’avais su qu’il y avait eu un avis négatif, j’aurais voté contre, non par esprit de parti mais pour avoir des explications, affirme l’élu du Rassemblement Bleu Marine (RBM) Paul-Henri Hansen Catta, lui-même ancien président de la fédération des chasseurs de l’Aisne et auteur d’un « Larousse de la chasse ». Sur le plan technique et scientifique, je ne suis pas capable d’en évaluer la pertinence. Mais dans la mesure où je pensais qu’il avait été validé par l’instruction, je n’avais pas de raison de m’y opposer. »

Le conseiller régional RBM indique toutefois s’être interrogé sur l’importance des « montants engagés (qui) n’ont pas donné lieu à appel d’offres ». Les sommes déboursées par le conseil régional sont en effet non négligeables : 100 000 euros pour l’achat du radar et 126 000 euros pour le traitement des données. Mais les subventions ne sont pas soumises au code des marchés publics. La délibération a donc passé sans souci le contrôle de légalité du préfet qui « n’a pas à juger de l’opportunité de la subvention et des modalités de sa mise en oeuvre », précise la préfecture des Hauts-de-France, interrogée par Mediacités…
Passe d’armes avec les écologistes

Si le radar des chasseurs n’a fait l’objet d’aucune critique de la part des élus de la Région, il a suscité les protestations d’une association locale de protection des oiseaux. Dix-sept jours après sa mise en service, le Groupe ornithologique et naturaliste du Nord-Pas-de-Calais (GON) critique un « jeu de l’oie » qui permettrait « aux chasseurs de gagner à tous les coups », depuis qu’ils sont en charge de la biodiversité au conseil régional. Avec une case « convention pluriannuelle d’objectifs » qui leur rapportera 400 000 euros en 2018 -2019 et une case « radar », dotée, elle, de 226 000 euros.

Le GON se moque aussi de la prétention des chasseurs à se poser en pionniers du radar ornithologique et passe en revue les limites de cette technologie. A commencer par son incapacité à vraiment distinguer les espèces. Limites confirmées par le chercheur Félix Liechti, responsable du département « Migration des oiseaux » à la Station ornithologique suisse Vogelwarte, pionnière dans l’utilisation de ce type d’appareil en Europe. « On peut faire la différence entre des passereaux et des oiseaux d’eau. Mais la technologie du radar ne donne pas le détail de l’espèce. La fréquence du battement d’aile et la taille de l’animal ne suffisent pas : toute une série d’espèces tombent dans le même ordre de grandeur. »
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Messagepar pfff... » 14 Sep 2018, 12:54

Abjecte.
"Ce sont souvent de grands enfants un peu timides, qui ont juste besoin de quelqu'un pour leur enfoncer un gros gode dans le fondement de temps en temps."
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pfff...
 
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Messagepar ursulet » 14 Sep 2018, 13:56

les fdp...
Toi qui entre au grand Stade, abandonne tout espoir...
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Messagepar fernando » 06 Oct 2018, 12:59

Climat: le Giec va porter un nouveau coup à la stratégie des «petits pas»

Les représentants de 195 pays vont adopter lundi en Corée du Sud le rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental d’études sur le climat, consacré à ce que serait une planète plus chaude de 1,5 °C par rapport à l’ère pré-industrielle. Au rythme actuel des engagements pris lors de la COP 21, la hausse serait de 3 °C. Un changement radical s’impose, mais les politiques sont-ils prêts ?


« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » La célèbre phrase de Jacques Chirac, prononcée en 2002 à Johannesburg, au IVe Sommet de la terre, n’est plus vraiment d’actualité. La nouvelle version serait plutôt : « Notre maison brûle, nous voyons précisément la progression du feu, nous connaissons la température dans la chaque pièce, mais nous n’avons pas encore organisé les secours. »

Telle est l’impression qui risque de se dégager lundi à la lecture du « résumé pour les décideurs » du rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental d’études sur l'évolution du climat (Giec) publié le jour même. Au moment de l’accord de Paris, lors de la COP 21 en 2015, les pays se sont mis d’accord pour tenter de contenir la hausse de la température « bien au-dessous de 2 °C et de poursuivre leurs efforts pour limiter cette hausse à 1,5 °C ». La France y avait œuvré, bénéficiant aussi de la présidence Obama aux États-Unis et de la bonne volonté de la Chine.

Or la terre est en ce moment même sur une trajectoire de + 3°C. Et encore, en prenant en compte les engagements des États. La réalité, elle, est bien pire. La France, par exemple, dont le président a été désigné à New York « champion de la terre », n’a pas respecté ses propres objectifs cette année – en 2017, la France a dépassé de 6,7 % son plafond d’émissions de gaz à effet de serre. Selon une première version du rapport publiée en juin, la hausse de 1,5 °C devrait être atteinte en 2040. C’est dire si la situation est urgente, pour ne pas dire impossible à contrecarrer.

« Cette formulation sur les 2 °C et les 1,5 °C était un compromis boiteux lors de l’accord de Paris, explique Maxime Combes, économiste et membre d’Attac. C’est un peu comme dans l’ancienne URSS, quand telle entreprise ne parvenait pas à produire X, on lui demandait de produire 120 % de X l’année d’après en espérant qu’elle augmenterait ainsi sa production. On fixe des objectifs ambitieux pour essayer de faire bouger la réalité, mais ça ne fonctionne pas. »

À Paris, les États de la COP 21 avaient demandé au Giec de produire un rapport sur les connaissances scientifiques autour d’un monde à +1,5 °C, et de montrer les différences avec un monde à +2 °C. C’est ce rapport, de près de mille pages, que les délégués de 195 pays ont examiné ces derniers jours à Incheon en Corée du Sud.


Les délégués doivent produire un document d’une quinzaine de pages, le « résumé pour les décideurs ». Chaque mot y sera pesé, chaque graphique aura été débattu. Et le résultat, issu d’un consensus politique, risque de laisser les militants sur leur faim.

« Le Giec n’est pas un organe de décision politique, a rappelé vendredi matin, lors d’une conférence téléphonique, Pierre Canet, du WWF France. Ce rapport doit éclairer les décideurs. Il vient renforcer la responsabilité qu’ils portent. Seront-ils à la hauteur ? » « Le temps n’est plus à la prise de conscience. Il est à l’action immédiate, profonde, de tous les acteurs, y compris politiques et économiques, au premier rang desquels les États », estime pour sa part le Réseau Action Climat (RAC, qui regroupe de nombreuses ONG).

Quelques éléments intervenus depuis l’accord de Paris laissent toutefois sceptiques. Il y a d’abord eu la décision du président américain Donald Trump de quitter cet accord. Début septembre à Bangkok, les États-Unis et d’autres pays occidentaux se sont de nouveau attiré les foudres des pays les plus petits et les plus pauvres, en refusant de s’engager clairement et pleinement sur les financements promis à Paris en 2015.


En France, la démission de Nicolas Hulot, fin août, a également montré que même un pays qui peut se vanter d’être à l’origine de l’accord historique de la COP 21 est loin d’en faire assez. Quand le ministre démissionnaire a fustigé la politique des « petits pas », il a mis sur la place publique une évidence pour de nombreuses ONG : lutter contre le réchauffement climatique ne pourra passer que par une profonde et radicale modification de notre système économique.
Sans oublier l’Allemagne, qui s’illustre en cette rentrée avec l’évacuation de la forêt primaire de Hambach pour agrandir une mine de lignite, la version la plus polluante du charbon.

Selon le Giec, la planète ne dispose plus que de deux ans pour changer sa trajectoire et espérer rester sous les 1,5 °C. « Cela demande des efforts sans précédent et des transformations profondes de notre système. Concrètement, il s’agit de réduire drastiquement les émissions pour atteindre la neutralité tous gaz à effet de serre d’ici à la moitié du siècle, c’est-à-dire un équilibre entre les émissions et les puits naturels (océans ou forêts) », estime les ONG du RAC.

Selon une pré-version du rapport, le Giec devrait recommander une réduction bien plus importante de la pollution due aux hydrocarbures qu’initialement prévu. Les industries consommatrices de ces énergies fossiles devraient d’ici 2030 consommer un tiers uniquement de ce qu’elles consomment aujourd’hui.

La réaction des producteurs de charbon ne s’est pas fait attendre. Dans un article de Bloomberg, Brian Ricketts, secrétaire général de l'Association européenne du charbon et du lignite, estime « peu probable que nous voulions utiliser substantiellement moins d’énergie dans le futur ». « Bénéficier de l’énergie a permis le progrès. Utiliser encore plus d’énergie est nécessaire pour créer un monde meilleur pour tous », martèle-t-il.

Les experts du Giec devraient également recommander de conserver, restaurer et augmenter les puits naturels de carbone, en particulier les forêts. Ils écartent en revanche le recours à la géo-ingénierie, par exemple le fait de vaporiser des particules dans la haute atmosphère pour atténuer le rayonnement solaire. Pour les experts, de telles mesures se basent sur de « grandes incertitudes et des lacunes dans nos connaissances » (extrait du rapport cité par Reuters en juin dernier).

La Terre sur le point de sortir de sa trajectoire « naturelle »

Le rapport devrait également insister sur les différences entre un monde à +1,5 °C et un monde à +2 °C. Interrogée par la BBC, le Dr Heleen de Coninck, l’une des coordonnatrices du rapport, estime que « les décisions que nous prenons maintenant, à savoir si nous laissons le réchauffement attendre 1,5 °C, 2 °C, ou plus, changeront énormément notre monde ». « Mais nos vies, en gardant la limite de 1,5 °C, avec l’augmentation de la population et les effets sur la croissance, seront de toute façon très différentes », ajoute la chercheuse.

Ce chemin pour rester sous les 1,5 °C de réchauffement planétaire est d’autant plus important qu’une étude parue au cœur de l’été dans la revue de l’Académie américaine des sciences (PNAS) tire un énième signal d’alarme (Le Monde en a parlé ici, Reporterre là). Selon une quinzaine de chercheurs, dont Will Steffen, Johan Rockström et Katherine Richardson, la terre pourrait se transformer en étuve, si la barre des 2 °C de réchauffement est franchie.

Selon cette étude, ce niveau d’augmentation des températures constitue un point de rupture. Cela pourrait entraîner une série de rétroactions positives, c’est-à-dire que les phénomènes liés au réchauffement s’auto-alimenteront. Par exemple, le réchauffement du pergélisol – le sol gelé depuis des milliers d’années des régions arctiques ou des sommets – libérerait du CO2 comme du méthane, ce qui ferait encore grimper la température, entraînant un nouveau réchauffement du pergélisol, et ainsi de suite.

Les chercheurs parlent ainsi du risque de se trouver dans une « Terre Serre » (« Hothouse Earth »). « Il y a aujourd’hui un risque que les puissants effets non linéaires des processus de rétroaction deviennent un facteur important, voire le principal, de la trajectoire du système terre dans les siècles prochains », écrivent les chercheurs. Cette notion de trajectoire est importante, car, selon les chercheurs, si la terre sort de sa trajectoire « naturelle », l’y faire revenir relève de l’impossible.

Pour fixer le risque d’un emballement à partir d’environ deux degrés, les mêmes chercheurs se sont basés sur certains effets déjà observés avec la hausse actuelle d’un degré, qu’ils qualifient d’ores et déjà de « bifurcation » par rapport à la trajectoire naturelle. Pour tenter d’empêcher le système terre de sortir de sa voie, les universitaires estiment qu’il faut rapidement réduire d’une part les émissions de carbone, d’autre part créer ou entretenir des puits à carbone (essentiellement les forêts) et enfin, étudier l’éventualité d’agir directement sur le rayonnement solaire. Mais ce dernier point pourrait entraîner « des risques très importants de déstabilisation ou de dégradation de plusieurs processus clés du système terrestre », selon les mêmes experts.

Les chercheurs soulignent enfin que l’humanité a désormais le choix : franchir des points de non-retour faute d’avoir agi à temps, ou bien agir vite tout en sachant qu’il faudra de toute façon composer avec une terre bien plus chaude qu’actuellement.


Dès le lendemain du rapport du Giec, les Européens devraient avoir un premier aperçu de la réception de ce rapport par les responsables politiques. Les vingt-huit ministres de l’environnement de l’UE se réunissent mardi au Luxembourg, sous la présidence de l’Autriche. À l’ordre du jour : les normes en matière d’émissions de CO2, le changement climatique et la biodiversité.

En amont de la publication du rapport du Giec, le Réseau Action Climat souligne que « les objectifs climatiques européens, fixés en 2014, sont obsolètes depuis la COP21 et sont très loin de ce que l’Europe peut et doit faire ». Et insiste : « Il est temps que les dirigeants des pays européens, dont la France, prouvent que l’Europe peut agir pour protéger ses citoyens. »

Il ne faudra pas compter en revanche sur le patronat européen. Selon deux documents internes à BusinessEurope, le lobby des patrons à Bruxelles qui fédère les associations patronales de trente-quatre pays européens – dont le Medef français –, et présidé depuis peu par l’ancien dirigeant du Medef Pierre Gattaz, n’a semble-t-il rien saisi à la gravité de la situation.


Dans un premier document, rendu public courant septembre par Euractiv, BusinessEurope estime qu’il faut soutenir la politique climatique européenne « tant qu’on parle d’une déclaration politique sans implications » précises sur les engagements chiffrés. En revanche, le patronat compte « s’opposer à une nouvelle hausse des ambitions en utilisant les arguments habituels ». En clair, derrière un soutien de façade, les grands patrons européens veulent saboter de l’intérieur tous les objectifs contraignants.
Un second document, lui aussi révélé par Euractiv et daté 3 octobre 2018, révèle plusieurs versions de la contribution de BusinessEurope à une consultation publique sur la stratégie de réduction des émissions à long terme, lancée par la Commission européenne. Si l’on compare les différentes versions du texte, on se rend compte que les références précises à des objectifs de réductions des émissions ont été effacées. Quant à la « trajectoire de réduction des gaz à effet de serre », elle s’est transformée, dans une version ultérieure, en un simple « scénario de réduction des gaz à effet de serre ».
Despé : "Y a des limites au rugueux"
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Messagepar Deub » 15 Oct 2018, 22:03

FAUDRAIT ARRETER LES CONNERIES LA !!!!

La bière va coûter de plus en plus cher à cause du réchauffement climatique

La production d'orge devrait être fortement affectée par la recrudescence des sécheresses. Le prix de la bière pourrait ainsi doubler, estiment aujourd'hui des chercheurs.

Ce n'est certes pas l'aspect le plus grave du changement climatique, mais c'est une conséquence qui touchera néanmoins une grande partie de la planète: la recrudescence de vagues de chaleur et de sécheresses devrait faire régulièrement plonger la production d'orge, et avec elle celle de bière. La boisson alcoolisée la plus populaire au monde deviendra donc plus rare, et plus coûteuse, selon une étude publiée lundi dans la revue Nature Plants.

Seule l'orge de la meilleure qualité (soit moins de 20% de l'orge mondiale) est consacrée à la production de bière, le reste servant notamment à nourrir les animaux d'élevage. «Une baisse de la production mondiale d'orge c'est une baisse encore plus grande de la production d'orge consacrée à la bière,» explique Dabo Guan, professeur en économie du changement climatique à l'université d'East Anglia (Grande-Bretagne), relevant que «les cultures de haute qualité sont encore plus sensibles».

Si le réchauffement se poursuit au rythme actuel, des sécheresses ou des vagues de chaleur intenses frapperont une des grandes régions de culture au moins une fois par an au cours du siècle, entraînant une chute de 16% de la production mondiale de bière. Soit l'équivalent de ce qui est bu en un an aujourd'hui aux États-Unis, ont calculé les chercheurs. Le prix du breuvage pourrait alors doubler à la suite de ces crises.

Dans le scénario le plus optimiste (avec fort déclin immédiat des émissions de gaz à effet de serre, ce qui n'est pas du tout le chemin pris actuellement), moins de 20 événements extrêmes majeurs concerneraient ces zones d'ici 2100, réduisant la production mondiale de bière de 4% et induisant une hausse des prix de 15%.
Vers un monde sans bière?

Certains pays seront particulièrement touchés, note l'étude. Dans le top 20 des régions consommatrices (par habitant) figurent aujourd'hui les pays européens, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, l'Australie. Les principaux exportateurs d'orge sont l'Australie, la France, la Russie, l'Ukraine, l'Argentine, suivis d'autres pays d'Europe. Les grands importateurs sont la Chine, l'Arabie saoudite et l'Iran, suivis des trois grands brasseurs que sont les Pays-Bas, la Belgique et le Japon.

Dans un monde où le climat promet aussi de réduire la productivité et la valeur nutritionnelle du blé, du maïs ou encore du riz, l'orge pourrait en outre être consacrée prioritairement à des usages alimentaires. «Le changement climatique pourrait bien réduire la disponibilité, la stabilité et l'accès aux produits ‘de luxe», souligne M. Guan. «Quand un événement extrême survient, le rendement de toutes les cultures décline. Les pays pauvres, l'Inde, l'Afrique... devront s'interroger sur leur sécurité alimentaire. Les populations des pays développés souffriront moins, parce qu'elles ont un pouvoir d'achat plus élevé, mais leurs consommations de luxe devront être revues (bière, vin, chocolat...)».

http://www.lefigaro.fr/sciences/2018/10/15/01008-20181015ARTFIG00204-la-biere-va-couter-de-plus-en-plus-cher-a-cause-du-rechauffement-climatique.php
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Messagepar laurentlille1 » 15 Oct 2018, 22:29

La double peine: il fera plus chaud et on ne pourra même pas boire de bière pour se rafraichir.
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Messagepar Dogue-son » 15 Oct 2018, 22:33

Bon, ben, je vais remplacer la pelouse par de l'orge dans le jardin
I used to be a fan. Now I'm an air conditioner
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Messagepar krouw2 » 15 Oct 2018, 22:50

sinon 26 degrès le 15 octobre dans le Nord et 10 morts dans l' Aude à cause des inondations, tout va bien
Macron est libéral et social, quand il t'encule les points de suture sont remboursés par la sécu
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Messagepar gblosc » 16 Oct 2018, 07:13

krouw2 a écrit:sinon 26 degrès le 15 octobre dans le Nord et 10 morts dans l' Aude à cause des inondations, tout va bien

j ai rien avoir avec sa
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gblosc
 
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Messagepar fernando » 16 Oct 2018, 09:05

Ce n'est certes pas l'aspect le plus grave du changement climatique


Bah ça dépend pour qui.

Je sens aussi de la crainte pour le prix du whisky.
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