Ecologix Krew: un monde sans Bhauvin est possible

Messagepar laurentlille1 » 29 Mai 2020, 17:17

Ouf! Parce qu'il y a fernando qui me disait en MP qu'il trouvait que c'était "de la merde commerciale pas du tout atmosphérique. Oasis>bichon>nougets"
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Messagepar fernando » 29 Mai 2020, 17:28

=)
Despé : "Y a des limites au rugueux"
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Messagepar Nougets » 29 Mai 2020, 19:00

laurentlille1 a écrit:Ouf! Parce qu'il y a fernando qui me disait en MP qu'il trouvait que c'était "de la merde commerciale pas du tout atmosphérique. Oasis>bichon>nougets"


Tant qu'il y'a Oasis dans le lot ça me va.
Et puis ça n'a rien de commercial vu que c'est gratuit.
Encore une analyse injuste de Fernando.
- Ici la boue est faite de nos fleurs.
-... bleues, je le sais.
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Messagepar Baratte » 29 Mai 2020, 19:26

D'façon depuis qu'il passe des vacances en Thaïlande Fernando a beaucoup changé .
Les salariés sont les êtres les plus vulnérables du monde capitaliste : ce sont des chômeurs en puissance.
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Messagepar laurentlille1 » 29 Mai 2020, 19:51

Nougets a écrit:Tant qu'il y'a Oasis dans le lot ça me va.
Et puis ça n'a rien de commercial vu que c'est gratuit.
Encore une analyse injuste de Fernando.


C'est vrai que la filiation avec Oasis est assez evidente, j'espère que la filiation avec bichon l'est moins.

Il faut dire à Fernando de se calmer maintenant.
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Messagepar fernando » 15 Août 2020, 16:50

Un agriculteur intoxiqué, des cultures détruites : une exploitation bio détruite au glyphosate dans les Bouches-du-Rhône

Intoxiqué, l’exploitant, qui avait consommé sa production, a dû être hospitalisé. Son épouse et lui ont porté plainte. Les agriculteurs voisins sont montrés du doigt.

Saccagée. C’est ainsi que Tristan Arlaud, agriculteur bio établi dans le sud-est de la France, retrouve sa production, le 8 juillet dernier. Les serres des Jardins de paradis, au Puy-Sainte-Réparade, dans les Bouches-du-Rhône, ont été lacérées, cisaillées… Les poivrons, tomates ou courgettes sont complètement dévastés.

Avec sa femme, l’agriculteur décide de porter plainte. Quasiment la routine pour ce couple, victime d’actes malveillants sur leur propriété agricole depuis 2016. « Depuis quatre ans, leurs plaintes pour atteintes à des biens sont classées sans suite », affirme Me Quentin Motemps, leur avocat. Après cette énième plainte, Tristan Arlaud continue à travailler et à consommer sa propre production.

Mais quelques jours plus tard, l’agriculteur doit être hospitalisé en urgence. Fiévreux, il est aussi victime de vomissements et atteint de diarrhées. Il perd sept kilos en quatre jours. Son état le résout à faire des tests : il a été victime d’une intoxication au glyphosate. L’herbicide a été pulvérisé sur ses cultures bio. Les voilà inexploitables, et surtout toxiques, impropres à la consommation en label bio. Six serres sur neuf ont été aspergées, le manque à gagner s’élève à 35 000 euros. « Ces serres-là, je ne peux plus les mettre en culture pendant deux ans », se lamente Oriane Arlaud, l’épouse de Tristan.

Ce passage à l’hôpital pousse le couple à prendre un avocat, qui dépose plainte auprès du procureur, à Aix-en-Provence, le 4 août.

« La piste locale est évidente »

Tristan et Oriane Arlaud ont peu de doutes quant à la responsabilité des agriculteurs voisins dans cet acte de malveillance, d’autant que certains d’entre eux sont connus des services des gendarmes à la suite de leurs premières plaintes, en 2016. « Les auteurs sont non seulement identifiés, mais pour certains, ils ont été entendus par les services de la gendarmerie de Venelles, ont reconnu une partie des faits. Pour autant, ils n’ont pas été renvoyés devant un tribunal correctionnel », s’étonne Me Motemps. L’avocat souhaite que « les auteurs soient entendus et qu’ils procèdent à des explications » concernant cette dernière attaque au glyphosate.

Oriane Arlaud abonde :

« La piste locale, elle est évidente. De plus, nous ne sommes pas du tout exposés, nous sommes au bout d’un chemin rural. Ce n’est pas facile à trouver, et encore moins de nuit. C’était organisé, c’est l’œuvre de plusieurs personnes. Pour faire ce qui a été fait, il faut être équipé, avoir des pulvérisateurs à dos. Cela constitue un faisceau de présomptions assez clair, je pense. C’est à la justice de faire son travail maintenant et d’identifier les auteurs. »

Pourquoi de tels agissements ? Me Motemps avance l’hypothèse de la jalousie et de la crainte face au nouveau concurrent que pouvait représenter le couple pour des « agriculteurs qui sont là depuis plus longtemps, voire depuis des générations ». Dans le village où ils se sont installés, les premières années, l’activité de ces nouveaux exploitants bio a fait l’objet de « moqueries » et de « ragots ».

Un élan de solidarité

Ce projet d’agriculture biologique, cela fait des années que le couple le mûrissait. Tristan Arlaud s’était d’abord installé seul, en 2007, quittant son métier dans le secteur de la restauration, avant d’être rejoint par sa femme, auparavant psychologue du travail. « J’ai accompagné beaucoup de gens en reconversion professionnelle, et un jour, ça a été mon tour », se souvient Oriane Arlaud. Après un passage dans un lycée agricole, le couple s’installe au Puy-Sainte-Réparade et fonde une famille. Le succès est au rendez-vous.

Encore aujourd’hui, les deux agriculteurs peuvent compter sur une clientèle fidèle, et disposent d’environ 30 000 euros pour amortir leurs pertes, grâce à une cagnotte en ligne. « C’est un soulagement énorme, un message fort, s’émeut l’agricultrice. Je n’aurais jamais pensé que des gens qui ne nous connaissent pas puissent à ce point être touchés par ce qui nous arrive. On pleure comme des madeleines depuis un moment maintenant. » Après « un choc psychologique violent », le couple est motivé pour reconstruire « le projet d’une vie ».

Interrogé par France 3 PACA, le maire du Puy-Sainte-Réparade, Jean-David Ciot, explique que « ce sont des jeunes que nous avons beaucoup aidés à s’installer en bio. Ils sont arrivés en même temps que moi et ils sont dans l’esprit de maraîchage qu’on souhaite développer dans la commune. Nous allons continuer à les soutenir, c’est scandaleux ce qui leur arrive ».

Tristan Arlaud a été très exposé au glyphosate. Si son état de santé n’est plus alarmant, il reste à surveiller. Il souffre encore d’une grande fatigue respiratoire et a du mal à déglutir. « Tout ce qu’on souhaite, c’est que les gens soient identifiés et que ça s’arrête. Nous voulons continuer à porter ce projet, et pouvoir travailler tranquillement », conclut Oriane Arlaud.
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Messagepar krouw2 » 15 Août 2020, 20:18

bouhhh on fait de la merde alors si t'es pas comme nous t'es pas notre copain, des gros fdp de la FNSEA certainement
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Messagepar Dageek » 15 Août 2020, 23:38

Tain quel blagueur cet eljaknows ( faut avoir suivi son histoire de ghlyphosate du coup )
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Messagepar fernando » 16 Août 2020, 16:43

krouw2 a écrit:bouhhh on fait de la merde alors si t'es pas comme nous t'es pas notre copain, des gros fdp de la FNSEA certainement


Cette histoire est consternante de bêtise et de méchanceté.
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Messagepar fernando » 17 Août 2020, 10:39

Au nom de sa passion pour la chasse, Eric Dupond-Moretti critique les « ayatollahs de l’écologie »

Chasseur « passionné », l’actuel ministre de la justice a rédigé le texte en question – la préface d’un livre sur la chasse – avant son entrée au gouvernement. Il s’est défendu dimanche d’avoir « incriminé les écologistes » dans leur ensemble.


Le ministre de la justice, Eric Dupond-Moretti, revendique être un chasseur « passionné » et s’en prend aux « ayatollahs de l’écologie » dans la préface d’un livre du président de la Fédération nationale des chasseurs à paraître mardi.

« Ce livre, les ayatollahs de l’écologie s’en serviront pour allumer le barbecue où ils cuiront leurs steaks de soja », écrit l’ex-avocat dans la préface d’Un chasseur en campagne, de Willy Schraen, qui paraît cette semaine. Eric Dupond-Moretti a rédigé ce texte, révélé dimanche 16 août par le JDD, avant son entrée au gouvernement.


Il y qualifie les défenseurs de la cause animale d’« illuminés » et d’« intégristes », selon les extraits cités par le journal. « Ils veulent que nous ayons honte d’être chasseur, (…) nous culpabiliser d’être ce que nous sommes, car nous sommes aussi notre passion. Et depuis trop longtemps nous refusons de nous défendre, convaincus sans doute que l’intolérance et l’absurde ne méritent pas de réponse », écrit-il.

« Je n’ai jamais incriminé les écologistes »

L’ex-ténor des barreaux explique qu’il n’a « pas honte » quand il « tue un perdreau » et quand il se « délecte de la chair de l’oiseau ». Il salue le livre, un « petit bijou », fait « pour que les chasseurs relèvent la tête ». Dans cet ouvrage, Willy Schraen se pose en défenseur de la ruralité et condamne les « terroristes de la cause animale » et autres « nouveaux combattants verts ».

Le garde des sceaux a réagi dimanche sur Twitter aux nombreux commentaires suscités par sa préface. « On peut être contre l’interdiction d’une certaine chasse et défenseur du climat et de la nature, comme je le suis et l’ai toujours été », écrit-il. « Je n’ai jamais incriminé les écologistes mais des ayatollahs de l’écologie. Les premiers sont pour moi bien différents des seconds », s’est-il expliqué.
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Messagepar krouw2 » 17 Août 2020, 23:28

Il fallait une marionnette pour prendre les voix des chasseurs aux Régionales face à Bertrand
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Messagepar Deub » 18 Août 2020, 21:04

Et pendant ce temps là, au paradis communiste ...

Kim Jong-Un ordonne aux Nord-Coréens d'abandonner leurs chiens pour qu'ils soient mangés

INTERNATIONAL - Depuis le mois de juillet, les Nord-Coréens ont l’interdiction de posséder un animal de compagnie, notamment des chiens. Ils sont donc obligés d’abandonner leurs compagnons pour qu’ils soient envoyés dans des zoos d’État ou dans des restaurant où ils seront mangés, rapportent le DailyMail et le New York Post ce lundi 17 août.

L’argument avancé par le dictateur pour obliger la population à sacrifier ses amis à pattes? Posséder ces derniers représenterait le symbole d’une “tendance corrompue de l’idéologie bourgeoise”, une forme de “décadence” occidentale, explique le New York Post, citant l’un des trois principaux quotidiens sud-coréens, le Chosun Ilbo.

“Les gens ordinaires élèvent des porcs et du bétail sur leurs porches, mais les hauts fonctionnaires et les riches ont des chiens de compagnie, ce qui a attisé un certain ressentiment parmi les classes inférieures”, relate le journal sud-coréen. Les ménages avec des chiens sont ainsi identifiés et obligés d’abandonner leurs chiens “ou alors les animaux sont confisqués de force et abattus”.
Lutter contre la pénurie alimentaire

Selon les deux médias, “l’idéologie bourgeoise” ne serait qu’un prétexte pour pouvoir récupérer les chiens afin de résoudre les pénuries de nourriture dans le pays. En effet, selon l’ONU, jusqu’à 60% de la population nord-coréenne fait face à des pénuries alimentaires généralisées depuis les sanctions internationales imposées notamment par les États-Unis.
La viande de chien a longtemps été considérée comme un mets délicat dans la péninsule coréenne, bien que la tradition de manger des chiens s’estompe progressivement en Corée du Sud. Pourtant, près d’un million de canidés sont élevés dans des fermes pour être consommés chaque année dans le sud, note le DailyMail.

https://www.huffingtonpost.fr/entry/kim-jong-un-ordonne-aux-nord-coreens-dabandonner-leurs-chiens-pour-quils-soient-manges_fr_5f3b71d8c5b61100c3abc215
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Messagepar rodolfo » 18 Août 2020, 21:16

Ça se tient. J’ai déjà vu Nando se promener avec un chien.
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Messagepar fernando » 14 Sep 2020, 23:16

Pas con

Depuis la Californie en flammes, Donald Trump balaye le changement climatique : « Cela finira par se refroidir »

Le président américain est en visite en Californie, ravagée par d’immenses incendies depuis des semaines. Ses adversaires démocrates critiquent vivement son climatoscepticisme.

Le président américain à l’aéroport de Sacramento, lundi 14 septembre, où il échange avec les responsables des secours qui luttent contre les flammes en Californie.


Donald Trump a balayé lundi 14 septembre les inquiétudes de responsables californiens sur le réchauffement climatique, peu de temps après son arrivée dans cet Etat en proie à des incendies historiques aggravés par la sécheresse.

Face au gouverneur de Californie, Gavin Newsom, qui lui a soutenu que le changement climatique était « réel » et qu’il « aggravait » les incendies, le président américain a assuré que « cela finirait par se refroidir ». « Je ne pense pas que la science sache réellement », a ajouté Donald Trump. Il a insisté sur le rôle de « la gestion des forêts » pour expliquer l’importance de ces incendies. Les dizaines de brasiers qui dévastent la côte depuis des jours ont déjà fait au moins 35 morts depuis le début de l’été dans les Etats de Washington, de l’Oregon et de la Californie.

Le président américain est arrivé à Sacramento, la capitale de Californie, mais il ne doit y rester que quelques heures avant de repartir pour une étape en Arizona, un des Etats-clés pour l’élection présidentielle du 3 novembre.

Joe Biden critique un « pyromane du climat »

Dans le même temps, son rival Joe Biden s’est déchaîné contre le président, qui nie selon lui la réalité du changement climatique, en partie responsable des incendies qui ravagent l’Ouest américain. « Si on donne à un pyromane du climat quatre années de plus à la Maison Blanche, comment pourrait-on s’étonner que l’Amérique s’embrase encore davantage ? », a déclaré l’ancien vice-président, lors d’un discours en plein air à Wilmington, dans l’Etat du Delaware, où il habite. Kamala Harris, colistière de Joe Biden, se rendra aussi lundi en Californie, Etat qu’elle représente au Sénat, pour évaluer les dégâts et rencontrer le lendemain les responsables des services d’urgence.

En Californie, le bilan de la semaine est passé à 16 victimes, dont 14 dans le seul comté de Butte, encore traumatisé par le souvenir des incendies de novembre 2018, qui avaient réduit en cendres la ville de Paradise. Les fumées âcres dégagées par les flammes affectent des zones immenses. Les villes de Portland, Seattle et San Francisco figuraient parmi les plus polluées du monde lundi, selon le classement de la société IQAir.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Sous un ciel d’apocalypse, la Californie se bat contre des dizaines d’incendies géants
Les incendies ont d’ores et déjà consumé plus de 2 millions d’hectares sur la côte ouest, alors que la saison des feux ne s’achève en théorie qu’en novembre.
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Messagepar Dageek » 14 Sep 2020, 23:21

Ouais , ça finira par baisser , tout comme le covid qui va disparaître avec le début de l été , sombre déchet d enfant bercé trop près du mur
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Messagepar fernando » 12 Oct 2020, 09:28

Le lobby agricole lutte contre un verdissement de la PAC

Selon l’ONG Corporate Europe Observatory, l’un des plus anciens lobbys bruxellois, le COPA-Cogeca tente de contrer les velléités de verdissement de la politique agricole commune, en pleine réforme.

A mesure que le vote au Parlement européen sur la réforme de la politique agricole commune (PAC), prévu lors de la semaine du 19 octobre, se rapproche, le lobbying du COPA-Cogeca – comité des organisations professionnelles agricoles européennes – se fait plus intense. Dans une lettre adressée aux eurodéputés, datée du 2 octobre, l’organisation présidée par Christiane Lambert, patronne de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), demande que les futurs « écorégimes », censés inciter les agriculteurs à adopter des mesures environnementales, ne représentent pas plus de 20 % des aides directes versées au titre de la PAC, alors que plusieurs groupes au Parlement – de la gauche jusqu’au centre droit – réclament que ce taux soit compris entre 30 % et 50 %.

« Le COPA-Cogeca se bat pour préserver un statu quo », regrette Nina Holland, membre de l’ONG Corporate Observatory (CEO), spécialisée dans l’analyse de l’influence des lobbys à Bruxelles. La bataille de la fédération des syndicats agricoles pour réduire les ambitions de verdissement de la PAC est au cœur du dernier rapport de l’ONG – fondé sur des demandes d’accès à l’information, des comptes rendus de réunions, des communications officielles –, publié lundi 12 octobre.

Un évènement majeur a provoqué une collision avec l’agenda de la réforme de la PAC, présentée, en 2018, par la précédente Commission, alors présidé par Jean-Claude Juncker, et a déclenché une forte mobilisation du COPA-Cogeca et de ses organisations membres. Il s’agit de l’annonce, en mai, par la nouvelle Commission présidée par Ursula von der Leyen, de deux stratégies dans le cadre du « Green Deal » : celle « de la ferme à la table » et celle favorisant la « biodiversité ».
Un écho auprès de certains députés

En proposant de réduire de 50 % l’utilisation et la production de pesticides à l’horizon 2030, de réserver le quart des terres cultivables à l’agriculture biologique et de requalifier 10 % des terres agricoles à « haute diversité biologique » (mares, bandes tampons, haies etc.), l’exécutif européen a marqué les esprits. Or, le rapport de CEO montre que le COPA-Cogeca et certains autres groupes, comme l’industrie des pesticides (ECPA), œuvrent pour éviter de lier l’actuelle réforme de la PAC aux nouvelles orientations politiques, ce qui impliquerait un surcroît de verdissement.


Pendant la crise liée au Covid-19, le COPA-Cogeca a ardemment plaidé pour un vote rapide sur la PAC et un report de ces stratégies, trouvant un écho auprès de certains députés traditionnellement proches de ses positions, comme l’Allemand Norbert Lins (Parti populaire européen), qui préside la commission agriculture du Parlement bruxellois.

« Nous partageons les objectifs généraux du “Green Deal”, affirme pourtant Pekka Pesonen, secrétaire général du COPA-Cogeca. Mais les stratégies n’en sont qu’aux premières étapes. Avant de décider d’objectifs chiffrés, il faudrait expliquer comment on les atteint. » Or, au sein de l’Hémicycle européen, ils sont nombreux à estimer que « la PAC crée des liens avec ces stratégies pour accompagner la transition le plus vite possible », comme le confie une source parlementaire.

« Un réseau efficace »

Selon Benoît Biteau, député écologiste au Parlement européen, « le COPA-Cogeca a une influence réelle sur la direction générale agriculture de la Commission et sur une partie des députés, surtout sur l’aile droite, qui reprend ses éléments de langage. » A Bruxelles, la structuration des intérêts agricoles est presque aussi ancienne que les institutions. « Le COPA-Cogeca a l’avantage de la longévité. Il a créé un réseau de lobbying formel et informel assez efficace », explique Carine Germond, professeure d’études européennes à l’Université norvégienne de science et de technologie.


En 1958, le COPA est créé, avec l’appui de la Commission, pour fédérer les syndicats nationaux d’agriculteurs. En 1959, les coopératives agricoles s’unissent au sein de la Cogeca. Les deux structures fusionnent en 1962. C’est aujourd’hui un réseau complexe d’acteurs agricoles aux intérêts parfois divergents – entre gros et petits producteurs, entre céréaliers et éleveurs, entre agriculteurs et coopératives, dont certaines sont parfois devenues de gros acteurs industriels eux-mêmes engagés dans la vente de pesticides.

Pour Carine Germond, avec l’émergence d’ONG écologistes et d’autres syndicats agricoles, l’influence du lobby s’est érodée, « mais elle reste bien réelle ». On le voit, par exemple, au sein des « groupes de dialogue civil » créés par la Commission européenne pour échanger sur la PAC, où le COPA-Cogeca est majoritairement représenté. Or, ces groupes sont essentiels en amont, et en aval, de la production législative communautaire.


Ce lien fort entre le groupe de pression et les institutions se traduit aussi par un accès privilégié au conseil des ministres de l’agriculture de l’Union européenne, au sein duquel l’organisation est régulièrement conviée. Ces contacts sont démultipliés par « les syndicats nationaux qui ont souvent une influence forte sur les ministères de l’agriculture », rapporte une source au Parlement.
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Messagepar ursulet » 12 Oct 2020, 09:49

Et bam un pavé dans la gueule
Toi qui entre au grand Stade, abandonne tout espoir...
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