Ecologix Krew: un monde sans Bhauvin est possible

Messagepar fernando » 16 Mars 2016, 09:26

Le jeu trouble de Stéphane Le Foll sur les pesticides

C’est un nouveau signe de l’âpre bataille qui se joue, dans les sphères politiques et scientifiques, sur le dossier des pesticides. Du mardi 15 au jeudi 17 mars, l’Assemblée nationale examine en deuxième lecture le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, qui comporte un article consacré aux néonicotinoïdes. Cette famille d’insecticides est reconnue nocive pour les insectes pollinisateurs et, plus généralement, pour l’environnement et la santé. Le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, a mis tout son poids dans la balance.

Mais à la différence de la quinzaine d’organisations d’apiculteurs et de défenseurs de la biodiversité qui ont appelé à un rassemblement devant le Palais-Bourbon mardi matin, ce n’est pas pour convaincre les parlementaires d’en finir avec ces « insecticides tueurs d’abeilles », comme les qualifient les ONG. Au contraire, le ministre s’est adressé aux députés lundi, dans une lettre argumentée, pour les inciter à ne pas se prononcer en faveur d’une interdiction simple et totale. La missive, datée du 11 mars et que Le Monde s’est procurée, s’apparente à un procédé pour le moins inhabituel.

Débats et tensions

La disposition sur les néonicotinoïdes, qui s’inscrit dans l’article 51 du projet de loi, a connu nombre de tribulations avant d’être finalement réintroduite par la commission du développement durable de l’Assemblée le 9 mars, à l’initiative d’une soixantaine de députés écologistes et socialistes. Le texte indique que l’utilisation de l’ensemble de cette famille d’insecticides sera interdite à partir du 1er janvier 2017, pour tous les usages et toutes les cultures, y compris les semences enrobées avec ces produits.

C’est peu dire que cette version du texte suscite débats et tensions entre les parlementaires et au sein du gouvernement. Pas moins de 45 amendements ont été déposés depuis une semaine en faveur de la suppression ou de la modification de l’article. Le vote en séance plénière est loin d’être acquis.

Si l’Assemblée avait déjà adopté en première lecture, en mars 2015, une interdiction des néonicotinoïdes, l’amendement avait été introduit à la surprise générale, de sorte que tous les députés n’étaient pas présents. Les sénateurs sont ensuite revenus sur cette mesure, en janvier. Ils lui ont préféré une proposition bien plus floue : ils souhaitaient s’en remettre au ministère de l’agriculture pour déterminer, plus tard, leurs « conditions d’utilisation » en tenant compte des « conséquences sur la production agricole ». Depuis, 224 députés et 64 sénateurs ont rallié l’appel en faveur d’une interdiction totale, déposé en juin 2015 par trois députés socialistes, Delphine Batho, Gérard Bapt et Jean-Paul Chanteguet.

« Distorsions entre agriculteurs »

Dans sa lettre de près de quatre pages, Stéphane Le Foll défend longuement sa propre « action volontariste » contre les néonicotinoïdes. Il reconnaît la neurotoxicité, prouvée, des sept molécules de cette catégorie de pesticides qui donnent lieu à la commercialisation d’une centaine de produits aux appellations différentes, largement utilisés dans l’Union européenne (UE). Mais s’empresse de donner des gages : « Je suis favorable à réduire encore le risque d’exposition des colonies [d’abeilles] », écrit-il.

Pour autant, l’action de son ministère vis-à-vis de ces produits chimiques « ne peut se faire en créant des distorsions entre les agriculteurs français et le reste des agriculteurs européens », assure-t-il. La position des représentants du monde agricole transparaît là jusque dans le vocabulaire employé par le ministre, soucieux de préserver les paysans, particulièrement en cette nouvelle période de crise. Conclusion : la politique française « doit se conduire au bon niveau, au niveau européen ».

Interdiction partielle

En mai 2013, M. Le Foll avait demandé et obtenu une suspension des néonicotinoïdes durant deux ans, le temps que l’UE en évalue à nouveau les effets sur la biodiversité. Mais cette interdiction n’est que très partielle : non seulement elle ne porte que sur trois substances – le thiaméthoxame, la clothianidine et l’imidaclopride –, mais elle ne concerne que certaines cultures. Des céréales d’hiver, des arbres fruitiers, des légumes, de la vigne, des rosiers et plantes d’intérieur continuent à être traités… Il existe bien certaines limites, en fonction des périodes de floraison, seulement les études scientifiques ont désormais montré à quel point les néonicotinoïdes persistent longtemps dans l’environnement. Ils peuvent se retrouver dans les sols, voire dans les fleurs sauvages autour des parcelles cultivées, deux ans après leur première utilisation.


284 députés et 64 sénateurs ont rallié l’appel en faveur d’une interdiction totale

Vis-à-vis de Bruxelles, Paris alterne exigences fortes et manque de soutien sur ce dossier. Stéphane Le Foll continue de demander publiquement à la Commission européenne de faire procéder à des évaluations supplémentaires sur la toxicité de ces substances qui déstabilisent les abeilles, les privant notamment de leurs points de repère. Mais contrairement à Ségolène Royal, son homologue à l’environnement, qui veut élargir les restrictions européennes, et à la Commission, qui voudrait elle-même édicter des règles plus sévères pour l’homologation de ces produits, le ministre ne se montre pas pressé de prendre des décisions radicales dans les campagnes françaises tant que les Vingt-Huit ne seront pas prêts à basculer tous ensemble dans l’après-néonicotinoïdes.

En attendant, rien n’est dit des quantités de néonicotinoïdes vendues en France. M. Le Foll indique simplement qu’elles ont baissées de « 3 % à 4 % en moyenne » entre 2011 et 2014. Quels sont les tonnages ? Qu’en est-il de l’évolution entre 2013 et 2014, une année où l’usage des pesticides a fait un bond inédit de plus de 9 % en France ? Ces données continuent de relever du secret absolu.

Les alternatives en question

Malgré l’échec reconnu du plan Ecophyto, destiné à réduire de 50 % d’ici à 2025 l’utilisation des produits phytosanitaires, Stéphane Le Foll se veut convaincant. « La solution qui consisterait à interdire tous les usages de produits contenant des néonicotinoïdes en France pourrait se traduire, en fait, par un recul dans la politique que mène le gouvernement pour protéger pollinisateurs, domestiques et sauvages », argumente-t-il. Car il faudrait alors avoir recours à « des voies alternatives qui ne présentent aucune garantie supplémentaire pour les pollinisateurs, bien au contraire ».

La coalition d’apiculteurs et d’ONG qui manifestait devant l’Assemblée nationale s’inscrit en faux contre cet argument issu des rangs de l’agriculture. « Il n’existe pas de famille de pesticides plus toxiques pour les abeilles en exposition chronique que les néonicotinoïdes », rétorquent en chœur les opposants aux néonicotinoïdes.


« Je ne peux pas me résoudre à reporter l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes dont on connaît les effets dévastateurs, abonde la députée écologiste Laurence Abeille (EELV, Val-de-Marne). Le ministre se dit convaincu de la nécessité de transformer l’agriculture ; l’action parlementaire sur ce sujet peut, à mon avis, lui manifester un soutien déterminant pour contrebalancer le poids du lobby de l’agrochimie. »

« Où est passée l’ambition de Stéphane Le Foll pour l’agroécologie ?, interroge de son côté Denis Voisin, porte-parole de la Fondation Nicolas-Hulot. Le statut quo sur les néonicotinoïdes, alors que les études scientifiques s’accumulent, ne permettra pas de résoudre la crise agricole. On attend que les députés prennent leurs responsabilités, qu’ils changent de modèle et mettent fin à l’empoisonnement. »


Qu’est-ce que les néonicotinoïdes ?


Imidaclopride, clothianidine, thiaméthoxame… Ces insecticides à large spectre ont une toxicité des milliers de fois supérieure aux précédentes générations. Ils sont souvent utilisés en enrobage de semences (les graines sont gainées du produit avant d’être semées) ou en traitement des sols. Dans les champs traités, les plantes sont ainsi imprégnées tout au long de leur vie. Ces usages, préventifs et systématiques, sont les plus controversés, d’autant plus que ces molécules persistent plusieurs années dans l’environnement.
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Messagepar manulosc » 29 Mars 2016, 14:47

Les pays du Sud ont trouvé le secteur où investir

Pour la première fois en 2015, les pays du Sud ont davantage investi dans les énergies renouvelables que les pays développés. Au total, 286 milliards de dollars ont été consacré à ces nouvelles sources d'énergie.



Le développement des énergies renouvelables dans le monde s'intensifie. Dans son dixième rapport, le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) constate d'ailleurs que les investissements consentis par les États augmentent d'année en année. "L'ensemble des investissements s'est élevé, en 2015, à 286 milliards de dollars (256 milliards d'euros)" commente Achim Steiner, le directeur de ce programme onusien.

À titre de comparaison, en 2014, ce montant, comprenant les sommes dédiées aux nouvelles installations, aux nouvelles technologies et à la recherche et développement, s'établissait à 270 milliards de dollars.

Cependant, les responsables du Pnue notent que l'année 2015 marque un tournant dans le financement de la transition énergétique. Ainsi, "pour la première fois, les investissements ont été plus élevés dans les pays en développement que dans les pays riches".

Plus de la moitié (54,5%) des 286 milliards de dollars d'investissements réalisés provient des pays du Sud (156 milliards). Soit un chiffre en augmentation de 8% par rapport à l'année précédente. Dans le même temps, les investissements imputables aux pays du Nord ont chuté de 8% pour atteindre 130 milliards de dollars.

La Chine, premier investisseur mondial

D'après le rapport publié, l'Inde, l'Afrique du Sud, le Mexique et le Chili affichent des investissements en forte hausse. À eux seuls, ces quatre pays du Sud ont investi 22 milliards de dollars. Parallèlement, de nouveaux pays, comme le Maroc, la Turquie ou encore l'Uruguay "sont entrés dans la liste des pays qui investissent plus d'un milliard de dollars" annuellement.

Avec plus de 100 milliards de dollars dépensés en 2015, le plus grand contributeur au développement des énergies renouvelables reste cependant la Chine, comme le montre le graphique ci-dessous. Premier pollueur mondial, l'ex-Empire du Milieu dispose sur ses terres de parcs éoliens hors-normes ou encore de barrages géants fournissant une électricité plus propre que celle issue de ses nombreuses centrales à charbon


Dans les pays développés, la situation est plus contrastée. L'Europe affiche une nette baisse de ses investissements (-21%), avec 48 milliards de dollars dépensés. Ce qui constitue "le chiffre le plus bas enregistré sur le continent depuis neuf ans, et ce en dépit d'investissements record dans les projets éoliens offshore" souligne Achim Steiner.

Les montants investis sont toutefois en nette progression aux États-Unis (+19%). Et ils sont stables au Japon, même si l'archipel cherche à obtenir son indépendance énergétique.
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Messagepar fernando » 31 Mars 2016, 16:57

Des ingénieurs d’EDF s’opposent à leur tour au projet d'Hinkley Point



Le projet de construction de deux EPR en Grande-Bretagne suscite toujours autant d’opposition. Dans une très longue note, publiée par Mediapart, des ingénieurs d’EDF prônent le report du projet, estimant qu’il met en péril le groupe et le renouvellement du parc nucléaire français.




Le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, a beau s’être engagé de façon déterminée aux côtés du président d’EDF, Jean-Bernard Lévy, en faveur d’Hinkley Point, la contestation contre le projet de construction de deux EPR en Grande-Bretagne ne faiblit pas. Après le directeur financier d’EDF, qui a démissionné en signe de protestation, après les syndicats et de hauts responsables du groupe, après le rapport très critique de la Cour des comptes, des ingénieurs d’EDF, responsables de l’EPR et de la modernisation du parc nucléaire français, montent à leur tour au créneau. « Pourquoi le financement [d’Hinkley Point] n’est-il pas bouclé ? Parce que le projet est à la fois trop cher et trop risqué. Les bons projets n’ont jamais de problème de financement (…) », expliquent-ils dans une très longue note – que Mediapart s’est procurée –, distribuée depuis la semaine dernière à des membres du conseil d’EDF et à toutes les personnes susceptibles de faire entendre leur voix sur le dossier au sein du groupe.

Jamais, dans la longue histoire d’EDF, un collectif d’ingénieurs de la maison ne s’est exprimé publiquement contre un projet industriel. Dans le passé, ils ont plutôt été de ceux qui soutenaient contre vents et marées les plus grands développements, au mépris parfois des chiffres et de toute autre considération. Les voir sortir de leur réserve pour s’opposer au projet d’Hinkley Point constitue donc un précédent, un avertissement à la fois pour la direction d’EDF et pour le gouvernement.


Évoquant « des rumeurs infondées et des informations fantaisistes » globalement publiées ces derniers jours au sujet du projet, EDF a estimé dans une déclaration écrite ce 30 mars qu'il faisait face à une « campagne de presse anonyme (...) nuisant gravement à ses intérêts et à ceux des filières industrielles et des emplois en France et en Europe ».

Les ingénieurs ne poussent pas leur révolution jusqu’à remettre en cause le nucléaire. Mais à rebours du discours d’Emmanuel Macron – devenu, semble-t-il, le chef d’orchestre de la filière nucléaire française –, qui soutient qu’il est impératif de s’engager au plus vite dans le projet anglais sous peine de perdre tous les investissements et les acquis depuis plus de cinquante ans, eux défendent le point de vue inverse. Selon eux, il est urgent de différer le contrat d’Hinkley Point pour assurer l’avenir de la filière. « S’engager aujourd’hui dans le projet Hinkley Point reviendrait pour la France à se fermer de facto l’option d’amorcer, au tournant de la décennie, le renouvellement de son parc nucléaire, dont on mesure bien tous les avantages stratégiques », écrivent-ils.




Les retards pris sur les chantiers finlandais et de Flamanville (EPR) démontrent la difficulté de construire l’EPR. Pourtant, à les lire, tout cela ne serait rien par rapport à ce qui attend EDF, s’il s’engage dans la construction du réacteur en Grande-Bretagne. « Le modèle qu’il est prévu de construire à Hinkley Point (que nous appellerons UK EPR) est devenu au fil du temps d’une extrême complexité », disent-ils. Pour deux raisons, selon eux : d’abord parce que le chantier de Flamanville a fait apparaître de nombreuses erreurs de conception auxquelles il a fallu remédier – ils avouent naviguer à l’aveugle sur le sujet, tant que l’EPR français n’est pas entré en production ; ensuite parce que l’autorité de sûreté nucléaire britannique a demandé de nombreuses modifications, dont certaines liées au contrôle-commande, « le système nerveux » de la centrale, précisent-ils. « C’est donc peu dire que ce modèle UK EPR sera une nouvelle tête de série hybride et complexe, portant de ce fait un haut niveau de risque », concluent-ils.


Un Flamanville bis ?


.Le risque leur apparaît d’autant plus élevé que la filière nucléaire française a perdu beaucoup de compétence et de savoir-faire. « Il est désormais patent que la compétence d’Areva en matière de forgeage et de fabrication de gros composants est tombée à un point très bas », notent-ils, faisant référence aux problèmes de la cuve de Flamanville. De plus, les équipes d’ingénieurs d’EDF et d’Areva, en voie de rapprochement, ne sont pas à même de mener à bien les travaux nécessaires de recherche et d’exécution. Deux à trois ans ne sont pas superflus, disent-ils, pour organiser la fusion des équipes et apprendre à travailler ensemble. Cela leur paraît d’autant plus nécessaire que le modèle de l’EPR doit être entièrement repensé, afin d’être simplifié et de diminuer les coûts, si le nucléaire veut avoir un avenir, à leur avis.

« Qu’est-ce qui dit qu’Hinkley Point ne sera pas un Flamanville bis ? » s’interrogent-ils. L’EPR de Flamanville devait coûter 4 milliards et être construit en quatre ans et demi. Le coût est évalué désormais à 10,5 milliards et la durée de construction a été portée à 11 ans. « Soit 2,5 fois le budget et la durée de construction », relève la note. Le projet des deux EPR d’Hinkley Point est évalué à 24 milliards d’euros, ce qui leur semble plus proche de la réalité.

Mais c’est sur les délais de construction que les ingénieurs tiquent le plus. Le premier EPR doit être construit en 78 mois (6 ans et demi) et le second en 72 mois (6 ans). « Il s’agit d’améliorer de deux ans le planning réalisé en Chine, alors que celle-ci bénéficie de conditions de travail, d’expérience de construction nucléaire et de capacités de mobilisation de main-d’œuvre tout autres que celles que l’on connaît en Europe et tout particulièrement en Angleterre », relève la note. Autant dire que les ingénieurs d’EDF estiment que cela tient de la mission impossible.

Cette question des délais est plus lourde de conséquences qu’il n’y paraît pour EDF. Le JDD a révélé le 27 mars le contenu des accords confidentiels 3 passés entre EDF et son partenaire chinois, CGN. Bien qu’officiellement EDF ne porte que les deux tiers du projet, il va dans les faits assumer 80 % des risques. En cas de retard sur le chantier britannique – ce qui est une probabilité non négligeable, compte tenu du calendrier fixé –, EDF devrait rembourser plusieurs centaines de millions à son partenaire chinois, selon les termes de l’accord passé. Les risques financiers pour EDF sont donc bien plus élevés que ne veulent le dire EDF ou le ministre de l’économie.

Bien que les arguments de toute nature s’accumulent pour différer le projet d’Hinkley Point, le président d’EDF tient bon. La direction a réaffirmé que la date de mise en service du premier réacteur nucléaire du projet Hinkley Point était toujours fixée à fin 2025 et qu'aucun report n'était envisagé. De son côté, Emmanuel Macron s’est engagé à aider EDF à financer le projet et à participer à une augmentation de capital de l’électricien, sans toutefois préciser la date ni le montant.

Les discussions qui divisent EDF sur le sujet, cependant, n’ont pas échappé aux Britanniques. Depuis la démission du directeur financier du groupe, Thomas Piquemal, de plus en plus de voix se font entendre pour réclamer la fin de « cette farce » et l’enterrement du projet 3. Les parlementaires britanniques sont de plus en plus circonspects. Lors de l’audition de Vincent de Rivaz, président de British Energy, le 23 mars, au Parlement, certains se sont énervés : « La politique énergétique de la Grande-Bretagne est dans les mains d’Emmanuel Macron », a accusé le député James Heappey, jugeant cette situation inacceptable. La fronde a traversé la Manche.
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Messagepar fernando » 05 Avr 2016, 12:15

Notre-Dame-des-Landes : le projet d’aéroport est « surdimensionné » selon les experts

LE MONDE | 05.04.2016 à 12h00 • Mis à jour le 05.04.2016 à 12h06 | Par Rémi Barroux

C’est un carton rouge ou, à tout le moins, un éclairage nouveau sur le projet de construction du nouvel aéroport nantais à Notre-Dame-des-Landes. Et qui pourrait remettre en question le transfert de l’aéroport actuel de Nantes-Atlantique vers ce petit bourg situé dans le bocage, à une quinzaine de kilomètres au nord de l’agglomération nantaise.

Dans un rapport très complet de plus d’une centaine de pages, rendu public mardi 5 avril, les trois inspecteurs généraux des ponts, des eaux et des forêts, missionnés par la ministre de l’environnement, Ségolène Royal, le 13 janvier, retiennent deux possibilités : agrandir l’actuelle plate-forme aéroportuaire ou garder le site de Notre-Dame-des-Landes pour le nouvel aéroport, mais en en diminuant la surface et, de fait, l’impact environnemental. Sans préconiser un abandon, ils rejettent l’actuel projet, défendu par le gouvernement et le chef de l’Etat – François Hollande avait expliqué, le 11 février, qu’il s’agissait d’« un grand projet d’aéroport pour tout l’Ouest, engagé depuis des années » –, le jugeant « surdimensionné ».

« Réduire les coûts et les impacts environnementaux »

« L’agrandissement et la rénovation des installations actuelles de Nantes-Atlantique permettraient d’accompagner la croissance du trafic. Les questions de bruit resteraient très prégnantes, précisent Pierre Caussade, Nicolas Forray et Michel Massoni. Le projet de nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes apparaît surdimensionné. Une redéfinition du projet avec une seule piste de 2 900 m de long et 45 m de large – au lieu des deux pistes de 3 600 m de long dont une de 60 m de large – répondrait aux besoins au-delà de 9 millions de passagers, permettant de réduire les coûts et les impacts environnementaux et fonciers. »

Selon les calculs des inspecteurs, le recalibrage du projet de Notre-Dame-des-Landes permettrait de diminuer son emprise de 200 hectares, sur les 1 650 que compte aujourd’hui la zone d’aménagement prévue.

Pour Ségolène Royal, la mission répond bien à la question posée : « Y a-t-il un projet alternatif ? » « C’est un très bon rapport, incontestable, qui desserre l’étau du tout ou rien, qui dit qu’on peut recalibrer le projet et que l’aménagement de l’aéroport actuel n’est pas non plus impossible », a expliqué au Monde la ministre de l’environnement, qui n’a jamais caché ses doutes sur la pertinence du projet d’aéroport de Notre-Dames-des-Landes, vieux de plus cinquante ans et dont la déclaration d’utilité publique remonte à bientôt dix ans.
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Messagepar fernando » 11 Mai 2016, 09:54

Mais à quoi peuvent donc bien servir les vieux croutons du Sénat? Eléments de réponse



Les sénateurs étrillent la loi sur la biodiversité

LE MONDE | 10.05.2016 à 21h08 | Par Martine Valo

Jusqu’à présent, la future loi-cadre en faveur de la biodiversité, déposée par le gouvernement en mars 2014, avançait laborieusement mais plutôt favorablement. Son premier passage devant le Sénat, en janvier 2016, semblait même avoir bénéficié de l’effet COP21. Mais voilà que le projet de texte pour la « reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » se confronte à un rude retour à la réalité à l’occasion de sa deuxième lecture par la haute assemblée.

La commission de l’aménagement du territoire et du développement durable ne s’est pas livrée à un simple toilettage, mais à un sérieux lessivage avant l’examen du texte législatif en assemblée plénière programmée du 10 au 12 mai.

Les associations de défense de l’environnement se réjouissent dans l’ensemble du maintien du chapitre sur le préjudice écologique, sur lequel les sénateurs ont eux-mêmes apporté leur expertise juridique. Mais pour le reste, c’est une longue liste de renoncements qui s’annonce.

La décision d’interdire les pesticides de la famille des néonicotinoïdes est abandonnée ; comme celle d’instituer une taxe sur l’huile de palme. Le droit d’entamer une procédure en justice dans le but de défendre la nature est limité à certains acteurs ; passe aussi à la trappe la volonté d’inscrire le principe de non-régression de l’environnement dans la loi ; idem pour la possibilité de classer certaines zones en « espaces de continuités écologiques » dans les plans d’urbanisme.

« Droitisation en prévision de la primaire »

« Ils ont même supprimé l’interdiction des poteaux creux qui constituent des pièges mortels pour les chouettes, soupire le sénateur écologiste de Loire-Atlantique, Ronan Dantec. Il ne s’agit plus d’une loi de reconquête, mais de simples mesures d’accompagnement de la perte de la biodiversité que connaît le pays, en se contentant de limiter les dégâts. Les élus de droite se sont ressaisis », résume-t-il pour expliquer ces ambitions revues à la baisse. « Les lobbys, notamment ceux très puissants de l’agroalimentaire, sont remontés au créneau », renchérit son homologue du Morbihan, Joël Labbé. On assiste surtout à une forme de droitisation en prévision de la primaire qui suscite le durcissement des positions vis-à-vis de l’environnement. »

Le président du parti Les Républicains a lui-même donné le ton. Ces dernières semaines, Nicolas Sarkozy a multiplié en public les déclarations très offensives vis-à-vis des principes fondant l’écologie. Au chapitre de l’énergie, il a ainsi pris position pour le nucléaire – auquel il n’existe « aucune alternative crédible » selon lui –, s’est déclaré pour le développement d’une nouvelle génération de centrales, tout en refusant la fermeture de l’installation vieillissante de Fessenheim (Haut-Rhin), favorable encore à la recherche de gaz de schiste, à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes… Quant à la transition vers une agriculture moins destructrice pour l’environnement, l’ancien président de la République s’est chargé de traiter l’affaire à coup de boulets rouges, la qualifiant de passe-temps pour « bobos », « faux nez d’une véritable obsession pour la destruction de notre puissance agricole ».

Recul sur l’interdiction des néonicotinoïdes

Or derrière sa dimension d’inventaire à la Prévert d’une loi-cadre foisonnante, qui porte à la fois des grands principes et des dispositions sur les vieux moulins à l’abandon qui barrent l’écoulement naturel des rivières, par exemple, se cachent des oppositions fondamentales sur les modèles d’agriculture appelés à nourrir la planète.

A quel prix pour l’environnement, la biodiversité et la santé humaine ? C’est précisément sur ce terrain que la société risque d’avoir le plus de mal à comprendre les sénateurs qui s’apprêtent à reculer sur l’interdiction des néonicotinoïdes.

« Je tâche de faire preuve de pédagogie en expliquant qu’il va falloir arrêter d’utiliser ces produits, assure Jérôme Bignon, rapporteur du projet de loi biodiversité pour la haute assemblée. Mais on n’est pas à deux ans près pour y parvenir. » « J’essaie de convaincre mes collègues que ce n’est pas une affaire de quelques écolos contre le reste du monde, mais une préoccupation partagée par l’immense majorité de la société », assure le sénateur Les Républicains de la Somme, à contre-courant de la majorité de son parti sur cette question.

Après être passé à la moulinette du Sénat, le projet de loi devrait être examiné en commission mixte paritaire le 25 mai. On doute des chances d’aboutir à un compromis tant les textes des deux chambres parlementaires diffèrent. Auquel cas le dernier mot reviendrait à l’Assemblée nationale.

Pour l’heure, la secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité, Barbara Pompili, va tenter de rééquilibrer le texte proposé par la commission sénatoriale. Le gouvernement a déposé vingt-quatre amendements. Sur le dossier emblématique des néonicotinoïdes, il envisage de venir à bout de ces pesticides en deux temps : d’abord au cas par cas en fonction des alternatives existantes, puis en décrétant une interdiction générale le 1er juillet 2020.

Signe de l’intensité des crispations sur cette affaire, leur fin a été repoussée à plus tard à chaque étape du parcours législatif. Initialement, elle était prévue au 1er janvier 2017.
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Messagepar laurentlille1 » 11 Mai 2016, 10:00

Tu piques du pollen des agriculteurs et tu le revends après, tu mérites bien d'aller te faire enculer sale abeille.
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Messagepar fernando » 11 Mai 2016, 10:12

=)
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Messagepar John Holmes » 11 Mai 2016, 10:28

lol
"Une pute qui prend la place d'un fils de pute, quel concentré de putes dans le stades du roi des putes."
Matcheu - Novembre 2015 tjrs la phrase juste
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Messagepar pepito_banzaï » 11 Mai 2016, 12:53

Il peuvent pas faire un 49.3 là bordel ?
La vie est une pute qui te veut pas que du bien.
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pepito_banzaï
 
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Messagepar Dogue-son » 11 Mai 2016, 12:59

Le 49.3 c'est pour l'Assemblée.
Et une seule fois par session (hors loi de finance)
Un chien géant c'est comme un chien mais en plus grand
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Dogue-son
 
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Messagepar fernando » 11 Mai 2016, 13:01

Ils devraient instaurer ça en L1, le 49.3 qui te donne victoire sur tapis vert une fois par saison.

C'est la seule manière d'empêcher le PSG d'être champion 27 fois d'affilée.
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Messagepar manulosc » 16 Mai 2016, 13:54

Les Allemands payés pour consommer de l'électricité

Ce dimanche, lors d'une journée ensoleillée et venteuse, le pays a connu un pic de production d'énergie renouvelable et le prix de l'électricité est automatiquement devenu négatif.

L'énergie pourrait-elle un jour être gratuite? En tout cas en Allemagne, pendant quelques heures, certains clients ont même été payés pour consommer de l'énergie! Ce dimanche 8 mai le pays a atteint un pic de production issue de l'énergie verte. Résultat: les prix ont été négatifs pendant plusieurs heures, en d'autres termes, les clients ont été payés pour consommer de l'électricité!

Grâce à une journée ensoleillée et venteuse, vers 11h, les panneaux solaires, les éoliennes et les centrales hydroélectriques et de biomasses du pays faisaient le plein d'énergie. «Vers 11h et durant quelques heures, la consommation énergétique du pays a été couverte à 95% par les énergies renouvelables. Cette journée du 8 mai est la démonstration que l'Allemagne a vraiment pris le virage de la transition énergétique, grâce à la montée en puissance des énergies renouvelables», affirme Pierre Cannet, responsable du programme Climat et Energie au WWF France.

L'an dernier, à la même époque, la proportion d'énergie renouvelable était de 33 %, rapporte Agora Energiewende, un think tank spécialisé dans l'analyse de l'énergie propre allemande. Le développement de l'énergie éolienne devrait continuer à faire évoluer ce mix énergétique en faveur de l'énergie propre. «Chaque année, la part d'énergie renouvelable est plus importante», confie Christoph Podewils d'Agora au site Quartz. «Cette journée démontre à nouveau que le système fonctionne très bien, même avec de grandes quantités d'énergie renouvelable», indique Christoph Podewils.

Mais cette surproduction d'électricité et les prix négatifs appliqués dimanche ne sont pas seulement une bonne nouvelle. Elle démontre également que le système reste encore trop rigide pour que les fournisseurs d'électricité s'adaptent rapidement à la situation. Le prix de l'électricité est déterminé en fonction de l'offre, elle-même tributaire de plusieurs facteurs, comme les conditions climatiques ou les facteurs saisonniers, et le comportement du consommateur.

De fait, «sur le marché de gros, le prix du MWh varie en fonction des moyens de production. Ils sont appelés par ordre de coûts variables croissants, en fonction de la demande. Les unités de production peu coûteuses sont donc appelées en premier», indique Denis Voisin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot.

«Les énergies renouvelables sont injectées dans le réseau en priorité car elles ont un coût marginal presque nul. Cela peut même coûter moins cher de les laisser tourner plutôt que de les arrêter. Ainsi, nous pouvons nous retrouver en situation de prix négatif lorsque la production d'électricité non flexible (ENR, nucléaire) est abondante, combiné à une faible demande.

Il devient en effet plus coûteux d'arrêter la production pour quelques heures (coût de démarrage, seuil technique de puissance minimum, durée minimale d'arrêt…). Le producteur peut préférer payer pour écouler sa production plutôt que d'interrompre la production, pour des raisons de rentabilité», explique Denis Voisin.

Cette situation s'est déjà produite par le passé mais elle reste relativement rare. «Elle plaide pour une consommation plus flexible, mieux pilotée qui soit capable de s'adapter aux variations de la production», indique Denis Voisin. De son côté, Pierre Cannet, de WWF, estime que «cette situation illustre la nécessité d'adopter une gestion européenne du marché de l'électricité avec de meilleures facilités pour exporter l'énergie».

Le marché du stockage d'énergie, un enjeu économique

Cet événement démontre également que, plus que jamais, la capacité à stocker de l'énergie verte devient un enjeu économique majeur. De fait, si le système était en mesure de stocker l'énergie renouvelable produite, elle pourrait devenir plus flexible.

Le marché du stockage, en plein boom, devrait permettre aux particuliers comme aux professionnels de conserver l'énergie produite grâce à des éoliennes ou des panneaux solaires. Les perspectives de croissance de ce marché sont d'ailleurs astronomiques: il pourrait presque doubler en dix ans et atteindre 140 milliards de dollars.

Les fabricants traditionnels, nombreuses start-ups, ou encore un géant tel Google se ruent ainsi sur ce secteur en plein boom. Total a même récemment payé le prix fort pour s'offrir Saft, le fabricant français de batteries industrielles, destiné à devenir le fer de lance du groupe pétrolier dans la recherche de solutions de stockage pour les énergies vertes
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Messagepar fernando » 16 Mai 2016, 14:01

Zont rien compris les casques à pointe, l'écologie ça commence à bien faire. Nous on finance l'excellence française (ou plutôt ses pertes) avec l'argent du contribuable : Areva, l'EPR, etc.
Le nucléaire est une industrie d'avenir, le reste du monde s'en mordra les doigts d'avoir loupé le coche.
"François [Fillon], c'est la classe à l'état pur."
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Messagepar Dogue-son » 16 Mai 2016, 14:21

c'est beau, on dirait eljano
Un chien géant c'est comme un chien mais en plus grand
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Messagepar Der » 18 Mai 2016, 12:30

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Putain, 10ans déjà!
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Messagepar rodolfo » 18 Mai 2016, 12:35

Je ne suis pas d'accord. Il caille là.
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Messagepar Dageek » 18 Mai 2016, 12:35

CHEUUUUUUURRR la planète.
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Messagepar Der » 18 Mai 2016, 12:36

rodolfo a écrit:Je ne suis pas d'accord. Il caille là.

Tu mens!
Ils t'ont payés combien? Hein? Avoue!
Putain, 10ans déjà!
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Messagepar SAV » 24 Mai 2016, 20:49

Tain, le reportage de Cash Investigation sur les "permis à polluer" attribués aux grands groupes industriels par la belle Europe.
Je ne connaissais pas ce système, un vrai scandale environnemental.
c est pas moi sur les photo
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Messagepar manulosc » 03 Sep 2016, 10:47

la chine et les etait unis ont signé l accord de paris
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Messagepar fernando » 03 Sep 2016, 10:50

On attend la réaction de l'inénarrable Trump.
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Messagepar fernando » 14 Sep 2016, 15:35

Pour protéger sa biodiversité, Auvergne-Rhône-Alpes préfère les chasseurs aux « bobos des villes »

La région Auvergne-Rhône-Alpes, jugeant les chasseurs plus légitimes sur la question de la biodiversité que « les bobos des villes », propose de nouer avec eux un partenariat inédit, doté d’une subvention de près de 3 millions d’euros sur trois ans. Ce projet de partenariat avec la fédération régionale des chasseurs, « une première » en France selon la région, sera soumis au vote en assemblée plénière jeudi 22 septembre.

Dans le même temps, le nouvel exécutif régional, dirigé par Laurent Wauquiez, par ailleurs président par intérim des Républicains et député de Haute-Loire, a baissé considérablement les subventions accordées aux associations de protection de l’environnement ou de l’agriculture paysanne et biologique. « Notre ligne, c’est : pas de monopole dans la protection de la biodiversité », a expliqué Philippe Meunier, vice-président délégué notamment chargé de la chasse et la pêche, justifiant ainsi ce choix :

« Ils le valent bien, comme dit la publicité. Car il y a deux façons de voir la ruralité, la préservation de la biodiversité, l’aménagement du territoire : soit on le voit du côté des bobos des villes, soit on discute avec les acteurs du monde rural qui connaissent le territoire parce qu’ils le pratiquent tous les jours et tous les week-ends lorsqu’ils chassent. »

« L’impudeur et le clientélisme assumé »

« Alors que le budget de l’environnement a été réduit de 30 %, avec ce partenariat, on est dans l’impudeur et le clientélisme assumé », a réagi mercredi 14 septembre Jean-François Debat, chef de file de l’opposition socialiste dans la région.

« Cela va trop loin ! C’est de la politique à la hache, avec large financement clientéliste des chasseurs ou des défenseurs de l’agriculture intensive et un assèchement de tous les protecteurs de la nature. Nous remettrons cette délibération en cause demain lors des commissions et le 22 septembre en assemblée plénière », explique de son côté Monique Cosson, présidente du groupe Rassemblement citoyen, solidaire, écologiste.

Selon le document que l’Agence France-Presse a pu se procurer, ce partenariat doit permettre notamment de faire un état des lieux de certaines espèces dans la région, mettre en place des dispositifs de « piège photo » pour tenter de mieux recenser le loup ou le lynx, aider les chasseurs à limiter les dégâts occasionnés par le gibier et éduquer à l’environnement.

Des coupes dans l’environnement…

De son côté, la Frapna (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature), principale actrice de l’éducation et la défense de l’environnement dans la région, a vu sa subvention réduite de 50 % en 2016, à 385 000 euros. Elle pourrait devoir supprimer une vingtaine d’emplois sur 108, selon son président Eric Feraille, qui a lancé un appel aux dons.

« En quatre mois, nous sommes passés de l’euphorie du Grenelle de l’environnement et de la COP 21 à une relégation sans précédent des questions environnementales », a-t-il expliqué dans une lettre adressée aux adhérents de la Frapna, pointant la « baisse brutale du financement de collectivités ».

Au chapitre des financements, le président de la région s’est par contre engagé à apporter 140 millions d’euros à une nouvelle autoroute reliant Lyon à Saint-Etienne. L’A45, qui aurait un trajet un peu plus direct que l’autoroute actuelle, traverserait les zones encore largement rurales des monts du Lyonnais. Elle est contestée par les écologistes, qui arguent qu’elle générerait davantage de gaz à effet de serre et préempterait de nombreuses terres agricoles.

… et dans la culture

Laurent Wauquiez, qui a fait de la fin du « gaspillage » l’un des mantras de son action à la tête d’Auvergne-Rhône-Alpes, resserre également les cordons de la bourse en matière culturelle. En juin, le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac) avait tiré la sonnette d’alarme, s’inquiétant de rumeurs d’une baisse globale du budget culture et du retrait de certains dossiers de l’ordre du jour des commissions d’attribution des subventions, comme la Comédie de Saint-Etienne ou l’Ecole supérieure d’art et de design de cette ville. « Depuis maintenant cinq mois, la nouvelle présidence de la région n’affiche aucun projet culturel pour ce territoire », déplore le Syndeac.

Le président de la région avait par ailleurs créé la polémique en juillet en renonçant à financer un institut culturel musulman à Lyon, au motif que des pays étrangers pourraient venir s’immiscer dans son fonctionnement futur. Ce projet est soutenu par le respecté recteur de la Grande Mosquée de Lyon, Kamel Kabtane. Dans l’entourage de Laurent Wauquiez, on justifie cette décision par le budget prévisionnel de 8,8 millions d’euros hors taxes présenté à la région par M. Kabtane en avril, qui prévoit un financement de l’Algérie et de l’Arabie saoudite de 2 millions chacun.
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Messagepar Dageek » 14 Sep 2016, 17:58

c est bon ça ! nixayoum les bobos de merde !
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Messagepar fernando » 15 Sep 2016, 08:19

Monsanto est devenu européen! \o/
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Messagepar Dageek » 15 Sep 2016, 08:40

Bordel... Monsanto + Bayer Oo
Bon du coup c'est des gentils? ils vont bien pouvoir s offrir un immeuble en plein Bruxelles et Strasbourg juste pour leurs lobbyistes
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Messagepar Baratte » 15 Sep 2016, 08:42

fernando a écrit:Monsanto est devenu européen! \o/

Bah oué ... rachat par Bayer le célèbre empoisonneur allemand .
Les salariés sont les êtres les plus vulnérables du monde capitaliste : ce sont des chômeurs en puissance.
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Messagepar fernando » 15 Sep 2016, 09:12

En unissant leurs savoir-faires, ils vont pouvoir peut-être relancer la production d'agent orange et de gaz-moutarde.
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Messagepar Dageek » 15 Sep 2016, 09:43

Et voila TOUT DE SUITE UN POINT GOLDWIN MEYER
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Messagepar fernando » 15 Sep 2016, 11:24

Bah non le gaz-moutarde c'est la 1ère guerre mondiale ^^
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Messagepar Der » 15 Sep 2016, 12:22

J'pensais que c'était dans Cluedo.
Manu, avec le gaz-moutarde, dans la blibliyoteque....
Putain, 10ans déjà!
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