King Kong ce topic est pour toi!

Messagepar SAV » 01 Jan 2017, 18:33

Bon voyage Christian !
c est pas moi sur les photo
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Messagepar rhazelle » 01 Jan 2017, 19:38

S'il avait la bonne idée de ne pas revenir..
Et la photo de ta collection de godes que John Holmes a posté l'autre jour , ça vient du Journal de Mickey ?
rhazelle
 
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Messagepar krouw2 » 01 Jan 2017, 21:06

bonne initia....


nan mais quel balochard Strozi
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Messagepar Baratte » 01 Jan 2017, 21:11

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Les salariés sont les êtres les plus vulnérables du monde capitaliste : ce sont des chômeurs en puissance.
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Messagepar rodolfo » 01 Jan 2017, 22:02

Estrosi, niveau blingue, blingue, il est bien , j'aime bien.
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Messagepar guinness » 01 Jan 2017, 22:29

belle brochette baratte
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Messagepar Baratte » 02 Jan 2017, 09:25

guinness a écrit:belle brochette baratte

Ouais ... quand les 2 hongrois seront locataires à l'espace VIP de la Santé , il leur faudra sûrement une femme de ménage . L'Italien a le profil .
Les salariés sont les êtres les plus vulnérables du monde capitaliste : ce sont des chômeurs en puissance.
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Messagepar fernando » 09 Jan 2017, 11:46

Bon si c'est un pays allié ça va



Un officiel israélien à Londres veut faire « tomber » des politiques

Dans une vidéo tournée en caméra cachée, ce conseiller à l’ambassade mentionne notamment un secrétaire d’Etat qui a critiqué la colonisation.


L’ambassadeur d’Israël à Londres, Mark Regev, a présenté ses excuses, dimanche 8 janvier, et le Foreign office a considéré l’incident comme « clos ». Mais la vidéo tournée en caméra cachée par la chaîne qatarie Al-Jazira et diffusée par le Mail on Sunday apparaît pour le moins embarrassante pour l’Etat hébreu. On y voit Shai Masot, conseiller politique confirmé à l’ambassade et officier de Tsahal – l’armée de défense d’Israël – discutant de la manière de compromettre des responsables politiques britanniques afin de les « faire tomber ».

Il vise particulièrement Alan Duncan, secrétaire d’Etat chargé de l’Europe et des Amériques, qui a qualifié la colonisation israélienne de « tâche sur la carte du monde ». Boris Johnson, le patron du Foreign Office – et de M. Duncan –, en revanche ne l’intéresse pas car, tranche le représentant israélien, c’est « un idiot (…) sans la moindre responsabilité ».

« Je suis sûre qu’ils ont quelque chose à cacher »

La scène a été tournée en octobre dans un restaurant où Shai Masot se trouvait en compagnie de Maria Strizzolo, ancienne assistante de Robert Halfon, le secrétaire d’Etat chargée de l’éducation. Le troisième convive, un certain « Robin », s’était fait passer pour un membre des Amis travaillistes d’Israël ; c’était en réalité un journaliste d’Al-Jazira.

La séquence fait partie d’une série de reportages ayant consisté à enregistrer à leur insu et à de multiples reprises entre juin et novembre 2016 une série de militants pro-israéliens, de responsables politiques britanniques et de membres de l’ambassade israélienne à Londres. L’ensemble doit être diffusé à partir du 15 janvier.

« Puis-je vous donner le nom de députés que je vous suggère de faire tomber ? », lance l’employé de l’ambassade d’Israël. Son interlocutrice se montre ouverte à sa proposition. « En regardant bien, je suis sûre qu’ils ont quelque chose à cacher », affirme-t-elle avant d’ajouter : « Un petit scandale peut-être. » L’Israélien suggère le nom du « ministre adjoint des affaires étrangères », autrement dit M. Duncan qui, assure-t-il, « pose encore problème ».

Des propos « totalement inacceptables »

Alors que le scandale montait, dimanche, Mme Strizzolo a mis ses propos sur le compte d’une conversation amicale tenue sur le mode de la « plaisanterie » et du « bavardage » et enregistrée « au moyen d’un subterfuge ». L’affaire survient une semaine après que la première ministre britannique, Theresa May, a critiqué les propos du secrétaire d’Etat américain, John Kerry, qualifiant le gouvernement Nétanyahou de « coalition la plus à droite de l’histoire israélienne ».

« Nous ne pensons pas qu’il convienne de critiquer la composition du gouvernement démocratiquement élu d’un allié », avait estimé Downing Street. Une remarque considérée comme destinée à se rapprocher de la future administration Trump, qui a battu froid Mme May jusqu’à présent.

Dimanche, un porte-parole de l’ambassade d’Israël au Royaume-Uni a qualifié de « totalement inacceptables » les propos tenus par Shai Masot dans la vidéo et assuré que son emploi à l’ambassade allait se terminer « sous peu ». Le porte-parole de Boris Johnson, lui, s’est bien gardé de commenter les termes fort peu diplomatiques utilisés par l’officiel israélien pour désigner « Boris ». « Le Royaume-Uni a une relation forte avec Israël et nous considérons le sujet clos », a tranché le Foreign Office.
Despé : "Y a des limites au rugueux"
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Messagepar krouw2 » 10 Mars 2017, 22:35

il est même pas juif , c'est nul
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Messagepar SAV » 10 Mars 2017, 22:38

On le garde quand même.
c est pas moi sur les photo
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Messagepar fernando » 11 Mars 2017, 16:50

Despé : "Y a des limites au rugueux"
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Messagepar Dageek » 18 Nov 2017, 14:30

Mmmmmmmm c est bon ça
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Messagepar gblosc » 18 Nov 2017, 14:33

Tjs la référence just
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Messagepar krouw2 » 18 Nov 2017, 15:55

Macron n'a même pas l'honneur d'être feuj, c'est de mauvais goût
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Messagepar fernando » 18 Nov 2017, 16:00

Il n'en est pas moins manifestement un complice actif de la juiverie mondialisée.
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Messagepar fernando » 15 Oct 2018, 13:22

Quand l’ambassade d’Israël veut censurer la télévision française
14 octobre 2018 Par René Backmann

L’ambassadrice d’Israël a demandé à la présidente de France Télévisions d’interdire la diffusion d’un reportage d’« Envoyé spécial » accusé de présenter Israël « d’une façon très négative ». Le motif ? La critique d’Israël alimente l’antisémitisme. Sa requête a été écartée.

L’ambassade d’Israël en France a tenté – en vain – d’obtenir la suppression d’un reportage sur la « jeunesse estropiée de Gaza » dans le magazine d’information « Envoyé spécial » diffusé jeudi dernier. Dans une lettre adressée mercredi à la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, l’ambassadrice d’Israël, Aliza Bin Noun, indique que ce reportage (qu’elle n’a pas vu, mais dont quelques extraits circulaient sur les réseaux sociaux) « présente non seulement un point de vue déséquilibré par rapport à la situation à Gaza mais met également Israël en avant d’une façon très négative ».

« Comme vous le savez, ajoute la diplomate, un tel contenu est susceptible d’inciter à la haine à l’encontre d’Israël et peut ainsi avoir des répercussions directes, notamment physiques sur les Français de confession juive, en raison d’un amalgame fréquent et désolant entre Juifs et Israël et faisant que la critique d’Israël conduit bien souvent à une alimentation de l’antisémitisme. »

De quoi s’agit-il en vérité ? Les trois journalistes d’« Envoyé spécial », Yvan Martinet, Olivier Gardette et Mélanie Laporte, ont enquêté sur la vie brisée de quelques-uns des jeunes Gazaouis blessés et amputés après avoir été atteints, le plus souvent aux jambes, par les balles à haute vitesse utilisées par les tireurs d’élite de l’armée israélienne, lors des manifestations du vendredi au voisinage du grillage qui sépare la bande de Gaza d’Israël.

Manifestation le long du mur de séparation entre Gaza et Israël le 21 septembre 2018. © Reuters Manifestation le long du mur de séparation entre Gaza et Israël le 21 septembre 2018. © Reuters

Le sujet n’est pas marginal : depuis les premières manifestations, en mars, près de 180 Palestiniens ont été tués et plus de 5 000 blessés, pour la plupart des jeunes, dont un grand nombre ont été amputés ou resteront estropiés. Cette accumulation de bavures n’est pas un hasard. C’est une stratégie délibérée. Ainsi que le confirme un réserviste, ancien sniper, membre de l’association Rompre le silence qui rassemble des militaires résolus à témoigner sur le comportement de l’armée en Cisjordanie et à Gaza, les consignes sont de sélectionner les meneurs et de viser les jambes. « Les snipers sont équipés et entraînés pour atteindre leur cible jusqu’à 500 mètres. À Gaza, ils tirent sur des manifestants qui sont à 70 mètres d’eux. Ils peuvent donc choisir la partie de la jambe, par exemple le genou, dans laquelle ils vont loger leur balle. »

Ces balles tournoyantes, dont la vitesse atteint 1500 mètres/seconde, font des dégâts catastrophiques, qui rendent souvent l’amputation inévitable, expliquent les chirurgiens palestiniens et étrangers interrogés dans un hôpital de Gaza par les journalistes. Et faute de moyens, seules des prothèses rudimentaires permettant un déplacement minimum sont disponibles.

Alaa, le jeune Palestinien qui rêvait de devenir coureur cycliste professionnel et de représenter son pays dans les compétitions internationales, devra se résigner à vivre le reste de ses jours avec des béquilles. Assiégée, épuisée, soumise à un blocus impitoyable, aux punitions collectives de l’armée israélienne et à l’autorité pesante des islamistes du Hamas qui contrôle le territoire, la population de Gaza est aujourd’hui contrainte de vivre avec cette sinistre réalité : une partie de ses jeunes ne connaîtront rien d’autre qu’une vie d’estropié.

Interrogé par les journalistes à la frontière de Gaza, un officier israélien, porte-parole de l’armée, commence par expliquer, discours banal chez les responsables israéliens, que nombre de blessés filmés par les médias lors des manifestations sont des simulateurs qui se retrouvent sur leurs deux jambes dès qu’ils ne sont plus à portée d’objectifs. Avant de préciser, dans une langue de bois éprouvée, que les soldats agissent avec le plus grand sang-froid et qu’il s’agit pour eux d’empêcher l’infiltration de terroristes du Hamas en Israël.

Rien de très nouveau ni de très surprenant dans tout cela : ces faits ont été documentés en détail, depuis longtemps, dans la presse israélienne indépendante. Et les éléments de langage servis par l’armée n’ont pas varié depuis des années.

Alors pourquoi cette indignation et cette démarche inadmissible de l’ambassade d’Israël. S’il y a, dans le reportage d’« Envoyé spécial », quelque chose de « déséquilibré par rapport à la situation dans la bande de Gaza », comme le déplore l’ambassadrice, si « Israël est mis en avant de façon négative », comme elle l’affirme, est-ce parce que les journalistes ont mal fait leur travail ? Ou n’est-ce pas plutôt parce qu’ils l’ont fait, au contraire, avec humanité et rigueur, captant justement l’insupportable déséquilibre qui existe de fait entre une population en état de totale vulnérabilité face à l’une des plus puissantes armées de la planète, et qu’une telle situation n’est pas de nature à mettre Israël en avant de façon positive ?

Faut-il rappeler que, selon les statistiques réunies par le Centre israélien des droits de l’homme, B’Tselem, le nombre de Palestiniens tués entre janvier 2009 et juin 2018 par l’armée israélienne dans la bande de Gaza atteint 2 878 personnes et que celui des Israéliens tués s’élève à 45 – tous militaires.

Dans sa lettre à Delphine Ernotte, Aliza Bin Noun constate, en jugeant à juste titre cette réalité dangereuse, qu’il existe « un amalgame fréquent et désolant entre Juifs et Israël ». Le problème est que ceux qui ont relayé sa condamnation du reportage et sa démarche auprès de la présidence de France 2, ont tout fait pour entretenir cet « amalgame désolant ». Joël Mergui, président du Consistoire central des communautés juives de France, relève dans sa propre lettre à Delphine Ernotte « le lien existant entre la résurgence de l’antisémitisme en France et la détestation d’Israël alimentée par de tels programmes ». Francis Kalifat, président du Crif, estime que « le service public ne doit pas participer à véhiculer la haine d’Israël, dont on connait les conséquences dramatiques pour les Français juifs ». Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l’Antisémitisme (BNVCA), souligne quant à lui que « l’incitation à la haine d’Israël est la source essentielle de l’antisémitisme ».

Claude Barouch, président de l’Union des patrons et professionnels juifs de France (UPJF), a déployé les mêmes arguments, lors d’une manifestation devant le siège de France Télévisions, en dénonçant « ces connards qui ne connaissent rien à Israël », avant de passer la parole à un orateur qui a annoncé la construction prochaine du Troisième Temple sur l’esplanade des Mosquées et invité l’assistance à entonner la Hatikva – l’hymne national israélien. Meyer Habib, enfin, député UDI des Français de l’étranger, ami fidèle et soutien aveugle de Netanyahou, taxe France 2 de « propagande », « d’obsession viscérale anti-israélienne » et l’accuse de « préparer le terrain pour de futures violences antisémites, si ce n’est un attentat contre les juifs de France ». Festival d’amalgames, en effet, et d’arguments fourbus.

Car le discours n’est pas nouveau. Depuis des années, le gouvernement Netanyahou et ses soutiens à l’intérieur comme à l’étranger tentent d’imposer cette nouvelle vérité selon laquelle la critique de la politique d’Israël relève de l’antisémitisme. Emmanuel Macron, lui-même, dans un discours d’une rare maladresse, lors du 75e anniversaire de la rafle du Vél’ d’hiv’, où il avait invité Benjamin Netanyahou, avait apporté sa caution à cette funeste trouvaille politicienne.

L’objectif apparent de cette stratégie de communication est de terroriser – pour l’heure intellectuellement – les observateurs de l’actualité israélo-palestinienne, de les dissuader de critiquer la politique d’Israël, en les menaçant, par exemple, d’être dénoncés comme complices, voire comme instigateurs des violences antisémites. Procédé infâme qui n’appelle qu’une seule réponse : continuer à informer, comme le font chaque jour dans la presse israélienne des journalistes décidés à dire à leurs compatriotes même ce qu’ils n’ont pas envie de savoir.
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Messagepar Dageek » 15 Oct 2018, 14:18

Israel reste une démocratie malgré tout(e la filsdeputerie qui leur est propre )
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Messagepar ancien posteur » 15 Oct 2018, 14:21

Dageek a écrit:Israel reste une démocratie malgré tout(e la filsdeputerie qui leur est propre )


Ou une théocratie.
ancien posteur
 
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Messagepar krouw2 » 15 Oct 2018, 18:33

Et pas un mot sur le Hamas qui manipule tous ces gamins....et Israël est une démocratie effectivement. Une belle démocratie parlementaire à la proportionnelle intégrale qui oblige les grands partis à s'allier avec des extrêmes. Ça fait 30 ans que les dirigeants sont des anciens militaires qui ont connu la guerre
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Messagepar Deub » 14 Déc 2019, 15:32

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Messagepar Dageek » 14 Déc 2019, 15:52

Loul
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Messagepar fernando » 14 Déc 2019, 16:16

Abjecte!
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Messagepar fernando » 11 Juin 2020, 13:35

La France condamnée par la CEDH dans l’affaire des appels au boycottage de produits israéliens

Des militants avaient été condamnés après avoir participé à deux actions près de Mulhouse. Mais la justice européenne juge que la France a violé l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme.



La Cour européenne des droits de l’homme a condamné jeudi 11 juin la France dans l’affaire des appels au boycottage de produits israéliens. Des militants avaient été condamnés pour incitation à la discrimination économique envers des personnes en raison de leur appartenance à une nation. Cette décision, très attendue, vient contredire la jurisprudence de la Cour de cassation.

La Cour de Strasbourg juge à l’unanimité que la France a violé l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme sur la liberté d’expression. Elle rappelle que cet article « ne laisse guère de place pour des restrictions à la liberté d’expression dans le domaine du discours politique ou de questions d’intérêt général. Par nature, le discours politique est souvent virulent et source de polémiques. Il n’en demeure pas moins d’intérêt public, sauf s’il dégénère en un appel à la violence, à la haine ou à l’intolérance. » La CEDH estime ainsi que pour condamner des actions qui relèvent de la liberté d’expression et du débat politique, les décisions de justice doivent être particulièrement motivées.

Les faits remontent aux 26 septembre 2009 et 22 mai 2010, quand des militants avaient participé à une action à l’appel du collectif Palestine 68, dans l’hypermarché Carrefour d’Illzach, dans la banlieue de Mulhouse (Haut-Rhin). Vêtus de tee-shirts barrés du slogan « Palestine vivra, boycott Israël », ils avaient distribué des tracts aux clients sur lesquels était écrit : « Acheter les produits importés d’Israël, c’est légitimer les crimes à Gaza, c’est approuver la politique menée par le gouvernement israélien. »

Des propos qui « s’inscrivaient dans un débat contemporain »

Dans sa décision, la Cour européenne souligne que « les actions et les propos reprochés aux requérants concernaient un sujet d’intérêt général, celui du respect du droit international public par l’Etat d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale. » Et d’ajouter qu’ils « relevaient de l’expression politique et militante ».

Les juges de Strasbourg prennent le soin de citer à cet égard le rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté de religion ou de conviction. A l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU de septembre 2019, il avait rappelé que « en droit international, le boycottage est considéré comme une forme légitime d’expression politique, et que les manifestations non violentes de soutien aux boycotts relèvent, de manière générale, de la liberté d’expression légitime qu’il convient de protéger ».

Les tribunaux français ont eu des interprétations divergentes face aux actions menées dans le cadre de la campagne internationale lancée par le mouvement Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS), certains prononçant des condamnations et d’autres, comme le tribunal de grande instance de Mulhouse, en novembre 2011 dans ce dossier, des relaxes. Carrefour n’avait pas porté plainte et aucun propos antisémite ni violence n’avaient été relevés lors des manifestations d’Illzach. Mais la cour d’appel de Colmar en avait décidé autrement en condamnant, en novembre 2013, douze militants ayant participé à ces deux actions.
« Un tournant » pour l’avocat du BDS

La Cour de cassation avait tranché le débat en octobre 2015 en confirmant cette condamnation. La juridiction suprême française avait jugé que ces actions étaient constitutives du délit de « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race, ou une religion déterminée » (article 24 de la loi sur la presse).
Lire aussi notre article de 2015: L’appel à boycotter Israël déclaré illégal

Les procédures judiciaires s’étaient multipliées depuis une circulaire de 2010 adressée par Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la justice du gouvernement de François Fillon, adressée à l’ensemble des procureurs généraux. La ministre demandait de poursuivre systématiquement et spécifiquement les appels au boycottage de produits israéliens. « Il est impératif d’assurer de la part du ministère public une réponse cohérente et ferme à ces agissements », écrivait-elle.

Selon Antoine Comte, l’avocat du BDS, « cette décision de la Cour européenne marque un tournant dans une période où, en France, un certain nombre de restrictions à la liberté d’expression ont été apportées ».
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