Murica..... Fuck yeah....

Messagepar fernando » 05 Oct 2020, 21:13

Il fait trop bien Trump Alec Baldwin
Despé : "Y a des limites au rugueux"
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Messagepar Dageek » 05 Oct 2020, 21:29

Ouais . Et Carrey putain quel génie génial
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Messagepar John Holmes » 05 Oct 2020, 21:32

Un régal.
"Une pute qui prend la place d'un fils de pute, quel concentré de putes dans le stades du roi des putes."
Matcheu - Novembre 2015 tjrs la phrase juste
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Messagepar Xylophène » 06 Oct 2020, 15:31

La vie en pull jacquard.
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Messagepar Dageek » 06 Oct 2020, 15:36

Pudeur , fierté , élégance
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Messagepar fernando » 06 Oct 2020, 16:32

C'est digne d'un nanar type Independence Day.
Despé : "Y a des limites au rugueux"
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Messagepar Xylophène » 07 Oct 2020, 17:38

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La vie en pull jacquard.
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Messagepar ursulet » 07 Oct 2020, 17:41

Xylophène a écrit:Image


Loul, marrant meme pour un fake.
Toi qui entre au grand Stade, abandonne tout espoir...
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Messagepar rodolfo » 07 Oct 2020, 21:16

fernando a écrit:C'est digne d'un nanar type Independence Day.


Un peu comme Macron au Liban.
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Messagepar Dageek » 14 Oct 2020, 11:41

QAnon : aux racines de la théorie conspirationniste qui contamine l’Amérique

ENQUÊTELa théorie délirante et virale mêlant pédophilie, satanisme et Hillary Clinton a connu un puissant regain à la faveur de la pandémie, jusqu’à convaincre des candidats républicains au Congrès américain.

Des centaines de pages, comptes ou groupes supprimés en vingt-quatre heures : le 6 octobre, Facebook a totalement banni toute référence à QAnon de ses plates-formes. Une mesure rarissime, prise en catastrophe à un mois de l’élection présidentielle américaine, et qui trahit une certaine panique devant la progression aux Etats-Unis, très nette en 2020, de cette théorie alambiquée mêlant pédophilie, satanisme et Hillary Clinton.

Plusieurs candidats républicains à la Chambre ou au Sénat sont associés à cette mouvance complotiste, née il y a moins de trois ans, le 28 octobre 2017, sur « 4chan », un gigantesque forum anglophone, très peu modéré, au centre de la culture Web des années 2000.


Sur Facebook, la théorie complotiste QAnon rassemble des centaines de milliers d’adeptes
Sur le sous-forum le plus controversé, «/pol/» (pour « politiquement incorrect »), un certain « Q » publie son premier message (drop). Le début d’une longue série : près de 5 000 ont depuis été publiés, au cours desquels le compte de « Q », tenu par une personne, ou plusieurs, dont l’identité reste inconnue (d’où le nom QAnon, contraction de Q et Anonyme), dessine l’image d’une Amérique contrôlée secrètement par une cabale, composée d’agents du « deep state » (« l’Etat profond »), de pédophiles, voire de satanistes.

« QAnon c’est, en résumé, une guerre civile secrète, menée par des dissidents des services de renseignement », résume, sur YouTube, le complotiste Jordan Sather, très impliqué dans le mouvement. « Les messages de “Q” nous aident à nous réveiller, à voir la vérité. » « Toutes les théories du complot ont l’air folles, jusqu’à ce qu’elles soient prouvées », renchérissait fin 2019 Erin Cruz, candidate républicaine au Congrès en Californie et soutien de QAnon.

« Risque de terrorisme »
« “Q” assure être un cadre haut placé du renseignement militaire, proche de Donald Trump », explique Travis View, chercheur sur les théories conspirationnistes et coanimateur du podcast spécialisé « QAnon Anonymous ». L’un des éléments-clés de la théorie, alimentée à grand renfort de photographies, de liens vers des articles de presse ou de documents : la « cabale maléfique va bientôt subir une grande vague d’arrestations, “the Storm”, ce qui nous amènera à des jours plus paisibles et joyeux ».

Des figures connues sont accusées, à commencer par Hillary Clinton. Face à elles, explique « Q », seuls Donald Trump et quelques alliés peuvent encore sauver l’Amérique.

Parmi les partisans de « Q », tout le monde ne veut pas attendre. En trois ans, certains ont choisi de prendre les choses en main : un partisan armé s’est confronté à la police en Arizona en 2018 ; d’autres ont été impliqués dans plusieurs enlèvements d’enfants qu’ils prétendaient sauver, ou dans l’assassinat d’un parrain de la pègre new-yorkaise. Au point que le FBI a classé la mouvance comme « un potentiel risque de terrorisme domestique ».

Mais, au-delà de ces manifestations physiques, et en dehors des militants qui arborent la lettre « Q » ou des slogans spécifiques dans les rassemblements pro-Trump, c’est surtout en ligne que QAnon vit et prospère, grâce à un aspect unique par rapport à d’autres mouvements conspirationnistes : son côté ludique. Dans les forums où il poste ses messages, « Q » n’assène pas de vérités : il pose des questions et à charge pour ses adeptes d’y apporter leurs propres réponses.

Dans son premier message, il avait assuré qu’Hillary Clinton était sur le point d’être arrêtée. Cette prédiction ne s’est jamais réalisée, et « Q » a ensuite abandonné son ton affirmatif pour multiplier les questions rhétoriques ou les références cryptiques, laissant à ses lecteurs en ligne le soin d’interpréter ses messages. « Q » le dit lui-même dans son quatrième drop : « Certains d’entre nous viennent ici pour déposer des miettes, juste des miettes. »

Absorbé par le « complot »
Ces « miettes » alimentent un écosystème très actif. Sur des forums, de nombreux témoignages d’Américains désemparés évoquent une perte de contact avec un proche absorbé par le « complot ». Sans forcément le faire exprès, « Q » a donné naissance à une théorie parfaitement adaptée aux réseaux sociaux, à la fois participative et horizontale, où chacun peut se faire sa propre interprétation d’un message – l’un des mantras de QAnon : « Do your research. » Le mouvement se renouvelle sans cesse au gré des drops et des événements d’actualité, qui fournissent sans cesse de nouveaux signes à interpréter.

« QAnon ne serait pas si gros aujourd’hui sans l’aide des réseaux sociaux », Travis View, chercheur

Pour aider, des sites ont été créés, qui agrègent la parole de « Q » : ils permettent d’éviter au grand public de devoir fréquenter les forums anonymes où sont initialement postés les drops, habituellement remplis d’images pornographiques. Sur YouTube, les « bakers » (« boulangers », en référence aux miettes) essaient de reconstituer le puzzle des prédictions de « Q », avec d’importants succès d’audience. « Quand les premiers promoteurs de “Q” ont vu le succès des posts et qu’ils les ont exportés sur YouTube, ça a explosé », se souvient Mike Rothschild, auteur d’un livre à paraître en 2021 sur QAnon.


Le mouvement mélange volontiers des références culturelles variées - ici la figure de Freddy Mercury, le chanteur du groupe Queen. STEPHANIE KEITH / AFP
Les algorithmes de recommandation de telles plates-formes, qui promeuvent sans cesse des messages viraux en fonction de leur fraîcheur et de leur succès chez les autres utilisateurs, l’ont bien senti. « Pendant trois ans, Facebook vous recommandait des groupes QAnon si vous rejoigniez des groupes antivaccins, par exemple », explique Travis View, qui affirme : « QAnon ne serait pas si gros aujourd’hui sans l’aide des réseaux sociaux. »

Sans compter les médias, qui ont aussi donné une forte visibilité à la théorie : l’évolution des recherches sur Google montre que la plupart des pics correspondent à des séries d’articles consacrés au mouvement (l’apparition d’adeptes de « Q » dans un meeting de Donald Trump, la rétrogradation d’un membre du SWAT pro-QAnon, le succès d’un livre pro-QAnon boosté par les algorithmes de recommandation d’Amazon…).

« Chez les gens qui croient en des choses comme QAnon ou le deep state, si les médias de masse disent à quel point cette théorie est fausse et folle, ça ne va pas les convaincre. Au contraire, ça va les renforcer dans leurs convictions », explique Whitney Phillips, professeure à l’université de Syracuse (Etats-Unis) et coautrice de The Ambivalent Internet (non traduit). Les fermetures massives de comptes par Facebook ou autres ont aussi renforcé les militants dans l’idée qu’ils étaient sur la bonne voie.

Un essor lié au confinement
Pour échapper à la censure, le mouvement QAnon a souvent eu recours à de petites dissimulations, se renommant par exemple « 17Anon » – Q est la 17e lettre de l’alphabet. Le 17 septembre, un message de « Q » recommandait à ses partisans : « Déployez camouflage. Abandonnez toutes les références cf : “Q” “QAnon”, etc. pour éviter ban/fermeture_installation censure. »

De tels conseils sont survenus après plusieurs mois de succès fulgurants : de l’avis de tous les observateurs, comme des partisans de QAnon interrogés par Le Monde, la crise sanitaire liée au Covid-19 a réellement propulsé la théorie. Avant cela, jusqu’en février, l’intérêt pour QAnon restait plutôt stable depuis octobre 2017 : il était même plutôt faible, tant sur Google que sur Facebook ou Instagram, selon plusieurs outils statistiques permettant de jauger le succès d’un sujet.


Etats-Unis : des partisans de la théorie complotiste QAnon candidats au Congrès
Puis est survenu le confinement d’une grande partie des Etats-Unis. De multiples théories du complot sur l’origine du Covid-19, l’hypothétique rôle de Bill Gates, de la 5G ou d’un « gouvernement mondial » dans la crise sanitaire apparaissent : elles sont très rapidement absorbées par les partisans de « Q ». Métathéorie très malléable, QAnon est particulièrement adapté à ce type d’événements planétaires, puisque son but est de trouver le « sens caché » de l’actualité.

A la faveur de la pandémie, les idées liées à QAnon ont fortement été diffusées dans les cercles qui doutaient des conseils des autorités sanitaires – dont ceux des adeptes des médecines alternatives. « Ce que les partisans de QAnon ont en commun, ce n’est pas l’âge ou la religion », note Travis View. Mais « tous ont un fort taux de méfiance » :

« Ce que QAnon vous offre, c’est la possibilité de ne pas avoir besoin des médias pour comprendre ce qu’il se passe. Il suffit de suivre “Q”, qui se dit connecté à des renseignements militaires haut placés, qui peut ensuite vous dire ce qu’il se passe vraiment en coulisse. Cette quête, cette envie de savoir ésotérique, est le facteur commun à tous ces gens. »

Résultat, selon un sondage réalisé début septembre : 47 % des Américains interrogés avaient déjà entendu parler de QAnon, alors qu’ils n’étaient que 23 % en mars. En quelques mois, les chiffres de fréquentation des espaces de discussion consacrés à « Q » sur Facebook et Instagram ont explosé.


« L’adhésion aux différentes théories du complot est un trait caractéristique des “antimasque’’ »
En août, une enquête interne de Facebook, à laquelle la chaîne NBC a eu accès, évoquait des milliers de groupes qui rassemblaient, au total, plus de 3 millions de membres. « Avec le confinement, beaucoup de gens se sont retrouvés avec énormément de temps libre, travaillaient de chez eux, étaient en ligne tout le temps, note Mike Rothschild. Et beaucoup étaient en colère et voulaient pouvoir blâmer quelqu’un pour tout ça. »

Le mouvement a pu, dans ce contexte, prendre son essor en s’agrégeant au succès d’autres théories du complot, estime-t-il :

« “Q” n’est pas la première théorie conspirationniste de la plupart de ses adeptes. (Mais) avec la pandémie, tout se mélange, tout devient la même chose. Si vous allez dans un groupe antivaccins, vous allez tomber sur des gens antimasque, et si vous allez dans un groupe antimasque, vous allez tomber sur des anti-Bill Gates, qui sont à fond dans QAnon. Vous finissez par tout croire et vous devenez fou. »

De nombreux convertis trouvent en QAnon un message d’espoir, avec la purge annoncée du système politique. « Ce monde est un endroit plus intéressant avec “Q”, écrit, parmi des centaines d’autres commentaires laudateurs, Daniel, acheteur du best-seller Amazon pro-QAnon, An Invitation to the Great Awakening (non traduit). C’est un message d’espoir merveilleux. Profitez du spectacle ! »

Cabale pédophile
Parmi toutes les tendances liées à « Q », la lutte contre la pédophilie a été un puissant vecteur de recrutement. Une dimension qui rappelle le « pizzagate », une autre théorie complotiste née en octobre 2016, un mois avant l’élection de Donald Trump. Se basant sur des e-mails piratés au Comité national démocrate, elle affirmait que plusieurs pontes du parti violaient des enfants dans la cave d’une pizzeria de Washington. « On peut présenter QAnon comme le “pizzagate” sous stéroïdes », résume le chercheur Mike Rothschild.


La protection des enfants est une cause de nature à mobiliser des gens d’horizons très différents. Dénonçant un complot d’élites pédophiles, des groupes QAnon ont, en juin, lancé une campagne et un mot-clé, « Save the Children », générant des millions de publications ou d’interactions. En s’appuyant sur une lecture erronée de statistiques d’enlèvement et de trafic d’enfants, des militants ont affirmé que des centaines de milliers de mineurs étaient enlevés chaque année aux Etats-Unis pour servir d’esclaves sexuels à une « élite ». Les prédateurs seraient, eux, protégés par une vaste conspiration sataniste.

« Save the Children » a pris une force particulière à l’été 2020, au point de perturber le fonctionnement des lignes téléphoniques d’urgence de la protection de l’enfance aux Etats-Unis, et d’être impliquée dans plusieurs enlèvements ou tentatives d’enlèvement d’enfants « à sauver ». En août, des manifestants sont sortis dans les rues de plusieurs grandes villes américaines, arborant pour certains des tee-shirts QAnon.

Panique sataniste
Pour la journaliste Brandy Zadrozny, ce mouvement a servi à du « blanchiment d’information » pour des partisans QAnon, qui ont essayé « de faire passer le gros de leur message pour le rendre attractif auprès de personnes n’appartenant pas à leur groupe ». Les idées liées à « Q » se sont de la sorte frayé un chemin dans les messages Instagram de coachs sportifs, les publications sur Pinterest, les vidéos en direct d’influenceurs et les comptes Facebook de mères de famille.

Le mouvement, surnommé « QAmoms » par la presse américaine, a constitué un point de bascule : dans les groupes Facebook consacrés à « Q », jusqu’alors très majoritairement masculins, une majorité des « nouveaux convertis » ont été des femmes.


Pour certains observateurs, une telle propagation d’idées liées à la peur d’un complot pédosataniste rappelle celle de la « grande panique satanique » qui s’est emparée des Etats-Unis dans les années 1980. Après des accusations d’agression sexuelle visant une garderie californienne, l’Amérique s’était embrasée autour d’une théorie du complot affirmant que des enfants étaient enlevés, partout dans le pays, pour servir à des rites sataniques et sexuels. Certains accusés ont passé plus de quinze années en prison, avant d’être définitivement blanchis.

« Les points communs [avec QAnon] sont trop importants pour que ça soit une simple coïncidence, note Richard Beck, auteur d’un livre de référence sur le sujet (We Believe the Children, PublicAffairs, non traduit). Dans les deux cas, l’histoire tourne autour d’enfants brutalisés par un groupe secret d’adultes tout-puissants et intouchables. » Cela dans un pays où des courants évangélistes font une lecture littérale de la menace satanique, note Richard Beck. Cette dimension mystique liée au diable « permet de donner du sens à des événements qui semblent incompréhensibles autrement », selon lui.

Dans ce contexte, des faits réels peuvent venir alimenter les craintes d’un « complot pédophile sataniste planétaire ». En juillet 2019, l’arrestation de l’homme d’affaires Jeffrey Epstein pour de multiples suspicions de viols sur mineures, avant sa mort en prison, le 10 août, a, par exemple, fourni un formidable « carburant pour rallumer la flamme de “Q” », analyse le chercheur Ethan Zuckerman.

« Méfiance contre les élites »
Tous ces éléments ne suffisent pas à expliquer toute la dimension du succès et des origines de QAnon. La chercheuse Whitney Phillips évoque, pour cela, le concept d’effet Fujiwhara, un phénomène météorologique qui se produit lorsqu’un cyclone se nourrit d’un autre pour devenir plus puissant. « On ne peut pas penser QAnon comme un cyclone à part, selon elle. Il se nourrit de l’énergie de beaucoup d’autres cyclones qui frappent depuis plusieurs années. »

« Il faut se pencher sur des choses qui remontent à des décennies, voire à des siècles », explique le chercheur Mike Rothschild. « Les clichés antisémites, ou les pistons classiques des théories complotistes comme les Illuminatis, qui ne sont au fond que l’ancienne version du deep state, tout se recycle », estime-t-il. « L’émotion qui fonde QAnon, c’est la méfiance contre les institutions et les élites, quelles qu’elles soient », renchérit Ethan Zuckerman.


D’une forêt de Bavière aux romans de Dan Brown : comment les Illuminati ont conquis la culture populaire
Le succès très rapide de QAnon interpelle tout de même certains des meilleurs chercheurs sur le complotisme. En 2018, à ses débuts, la théorie faisait aussi l’objet d’un débat au sein de la droite de la droite américaine : elle était jugée tellement alambiquée qu’il était difficile de savoir si ses partisans étaient sarcastiques ou sérieux.

« Beaucoup d’éléments de QAnon à ses débuts étaient à moitié ironiques, des sortes de clins d’œil », détaille Whitney Phillips. Cette ironie constante est l’un des fondements de 4chan et de la culture Internet : on appelle cela la loi de Poe, selon laquelle il est impossible de savoir l’intention de l’auteur d’un message si ce dernier ne l’indique pas explicitement.

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Une fois sortis de 4chan, l’ironie de certains messages de « Q », que certains initiés du forum pouvaient détecter, a pu être gommée, par exemple dans des groupes Facebook où des textes ont pu gagner un sens très littéral. Une grille de lecture qui peut faire ressembler QAnon à une farce qui aurait mal tourné – et ne se serait pas éteinte, comme d’autres avant elle.


Actuellement, alors que les messages postés par « Q » perdurent, des indices laissent à penser que les propriétaires du forum anonyme « 8chan » (devenu « 8kun ») peuvent en être les auteurs. Une enquête d’un journaliste indépendant a démontré une possible responsabilité des sulfureux Jim et Ron Watkins dans les premiers messages postés : ces figures du Web des années 2000 ont toujours tenu une ligne floue entre humour anonyme et extrême droite américaine.

Un avenir incertain
Toutefois, selon Travis View, la levée du mystère sur l’identité de « Q » « n’aurait aucune importance » pour ses partisans : « Ce sont des croyants. Ça n’arrêterait pas le mouvement », estime-t-il. Plus qu’une telle révélation, un autre danger menace plus directement QAnon : le schisme. Dans une communauté très variée, où chacun peut se faire sa propre interprétation des textes, le « canon » commun posté par un compte sous pseudonyme est très fragile.


Complot pédophile et menace gauchiste : une semaine dans le Facebook pro-Trump
Un débat parfois très violent existe, par exemple, autour de la figure de John Fitzgerald Kennedy Jr., mort dans un accident d’avion en 1999. Selon certains adeptes, suivant un message de « Q », JFK junior aurait été en réalité assassiné par Hillary Clinton, pour qu’elle devienne sénatrice de New York. Pour d’autres, il aurait feint sa mort, en attendant de ressurgir en tant que colistier de Donald Trump. « On a de vrais fanatiques de cette théorie sur Twitter. Et certains autres disciples de “Q” pensent qu’ils sont fous », indique Mike Rothschild.

Reste aussi une incertitude de taille : le résultat de l’élection du 3 novembre. Une victoire de Donald Trump galvaniserait une majorité des adeptes de « Q », qui lui sont favorables – le président américain se gardant bien de critiquer un mouvement qui l’érige en héros. Mais, à l’inverse, une défaite de Trump « ne fera pas disparaître QAnon », estime Travis View. « Quand vous avez investi des années de votre vie dans un mouvement, ce n’est pas facile de le quitter. Ce qui va probablement se produire, si j’ose spéculer, c’est que la communauté QAnon va conserver la même taille, mais se radicalisera encore plus. »
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Messagepar fernando » 14 Oct 2020, 11:49

Ah ah je l'ai lu aussi ce matin.

C'est fascinant de voir une large frange de la population de la 1ère puissance mondiale sombrer dans une bêtise aussi crasse.
Despé : "Y a des limites au rugueux"
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