Droits TV

Messagepar ChevalierBlanc » 29 Déc 2020, 12:34

fernando a écrit:La fin d'une belle aventure pour Prince PD.


J'ai hâte ! J'espère une association Canal+ - Bein. Le seul souci est la diffusion de la coupe de l'UEFA et la champion's League. Est-ce que Canal va reprendre les droits ?
"les gens du nord ont dans leurs cœur le soleil qui non pas dehors" Manu le 4 avril 2016
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Messagepar despe » 29 Déc 2020, 12:40

Les droits LDC et UEFA de telefoot étaient offerts par Alticeà Téléfoot, en échange les abonnements RMC Sport+Telefoot pris par les abonnés SFR revenaient à 100% pour Altice, Mediapro/Telefoot ne touchiat rien dessus.

Ligue des champions déjà prévue pour Canal & Bein à partir de la saison pro
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despe
 
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Messagepar ChevalierBlanc » 29 Déc 2020, 12:45

Merci Despé !
"les gens du nord ont dans leurs cœur le soleil qui non pas dehors" Manu le 4 avril 2016
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Messagepar Giallo » 29 Déc 2020, 12:46

Je crois que Téléfoot a juste un lot de la Ligue Europa

le reste c'est sur Canal / Bein (C1 et C3) dès l'année prochaine
ce message ne vient pas de moi
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Giallo
 
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Messagepar guinness » 29 Déc 2020, 12:50

Comment la LFP a pu se faire mettre comme cela !!!???
des bon gros tocards, et tranquille, mouquille on s'en va avec le pactole
:-(
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guinness
 
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Messagepar fernando » 07 Jan 2021, 13:16

Le football français pris dans un affrontement entre l’Elysée et Canal+

La chaîne cryptée souhaiterait des gestes de l’Etat sur le terrain réglementaire. Mais les mauvaises relations entre Vincent Bolloré et Emmanuel Macron n’aident pas.


L’horloge tourne pour le football français. Depuis la défection de Mediapro, fugace repreneur des droits de diffusion de la Ligue 1, le monde du ballon rond attend toujours un signe de son sauveur, Canal+. Las, ce dernier se fait désirer, alors que le tribunal de commerce a validé le retrait du groupe catalan, financièrement exsangue, le 22 décembre 2020.

A l’exception d’un coup de téléphone passé le jour même par le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, à Vincent Labrune, le président de la Ligue de football professionnel (LFP), pour lui demander des détails sur les modalités juridiques du retrait de Mediapro, c’est le silence radio. Les derniers échanges datent de début novembre 2020, quand la chaîne cryptée fait une proposition « orale », se disant prête à reprendre le championnat français de Ligue 1 pour 590 millions d’euros, avec un bonus de 100 millions d’euros, comme évoqué dans L’Equipe. Pour les clubs de foot, cela représenterait un sacrifice énorme par rapport au dernier appel d’offres conclu en 2018, et qui était censé leur faire gagner 1,16 milliard d’euros par an. Sauf que, depuis, rien n’a été signé.

Si Canal+ fait traîner, répétant à l’envi qu’il n’a pas besoin du ballon rond, c’est que l’affaire a pris un tournant politique, prenant en otage le football français. Car la filiale de Vivendi s’est mis en tête d’utiliser cette renégociation pour faire avancer d’autres requêtes réglementaires formulées de longue date auprès de l’Etat, mais non satisfaites à ce jour.

Assouplissements dans le cinéma

A coups de messages distillés « off the record » dans la presse, le groupe de télévision payante rappelle les dispositifs qui lui tiennent à cœur. Il souhaiterait, par exemple, revenir au régime de la TVA sur les abonnements qui prévalait jusqu’en 2011, et dont la hausse lui a coûté 100 millions d’euros. Il aimerait également obtenir des assouplissements dans le cinéma et les séries, alors que les plates-formes comme Netflix ou Amazon Prime Video, qui s’apprêtent à entrer dans le système de financement français de l’audiovisuel, représentent, à ses yeux, une menace supplémentaire. « Il faut nous aider, mais on sent bien que l’Etat n’a pas envie d’aider la seule alternative aux plates-formes américaines », confirme un proche du groupe.

A l’Elysée, si l’on affirme ne pas avoir reçu de missive écrite de la part de Canal+, qui réclamerait un tel donnant-donnant, le message a été entendu. « On sent bien que le groupe souhaite lier les deux affaires, mais l’Etat considère que ces dossiers sont hermétiques. On ne se sent pas astreint d’accorder de contreparties dans une affaire privée », dit-on au Château, rappelant la ligne fixée par Emmanuel Macron le 17 novembre 2020, et qui n’a, depuis, pas varié.

Le chef de l’Etat avait affirmé aux présidents de club de football qu’il n’avait pas vocation à se mêler des affaires entre acteurs privés, en l’occurrence Mediapro, la LFP et Canal+. « L’intérêt de l’Etat pour le football est sincère, et le soutien apporté est massif dans cette crise. Mais ce n’est pas un service public. On ne va pas modifier des règles qui impliquent de nombreux acteurs pour servir les intérêts privés de sociétés commerciales, poursuit la même source. L’interventionnisme qu’ils sollicitent n’aura pas lieu. » A l’Elysée, on rappelle toutefois que l’Etat a promis d’aider Canal+ dans la lutte contre le piratage, très dommageable pour son activité. Un nouveau dispositif permettant de mieux lutter contre le streaming pourrait être inséré dans une future loi relative à l’audiovisuel ou au sport. Mais à ce stade, compte tenu de l’encombrement parlementaire, aucun calendrier n’est prévu. « Ce sera en 2021 », promet-on.

Le faux pas de CNews

Mais l’inimitié qu’entretient Emmanuel Macron à l’égard de Vincent Bolloré pourrait ne pas être étrangère à ce bras de fer et aux réticences de l’exécutif. Pour le président de la République, le milliardaire aurait franchi une ligne jaune en faisant de CNews une chaîne d’information résolument conservatrice, avec comme figure de proue Eric Zemmour, le polémiste qui distille chaque soir une rhétorique très droitière. Depuis, Vincent Bolloré serait persona non grata. Pas question, donc, de lui donner le moindre coup de pouce.

Vivendi a bien compris le peu d’entrain de l’Etat à l’aider dans ses affaires. Au sein du groupe, on est d’ailleurs persuadé que le locataire de l’Elysée est intervenu pour empêcher, à l’été 2020, le rachat d’Europe 1. Il faut dire que le milliardaire, premier actionnaire de Lagardère, propriétaire de la radio, avait l’idée d’y placer ses animateurs vedettes et de lui donner une tonalité davantage à droite. Au dernier moment, Arnaud Lagardère, sous la pression de son allié Bernard Arnault, devenu son partenaire au sein du groupe, avait interrompu l’opération, sans donner d’explication.
Lire aussi Arnaud Lagardère se donne « du temps » chez Europe 1

Mais Canal+ a-t-elle réellement les moyens de se passer du football français, fondamental pour se différencier de Netflix ? Ce n’est pas pour rien que la chaîne a racheté à BeIN Sports ses deux matchs pour 330 millions d’euros, et signé un accord de distribution de la chaîne qatarie pour un montant qui serait compris entre 220 et 230 millions d’euros, soit une facture minimale de 550 millions d’euros.

Pour certains, Canal+ ne s’attendait pas à ce que la LFP parvienne aussi vite à s’extraire du bourbier Mediapro et n’avait pas prévu de devoir remettre au pot tout de suite. Elle aurait donc intérêt à gagner du temps. En attendant, les spéculations vont bon train. Quand la chaîne cryptée reviendra-t-elle dans le jeu et à quel prix ? Le 13 janvier, à la mi-championnat ? Le 7 février, pour PSG-OM, générateur d’abonnés ? A moins qu’elle ne fasse carrément l’impasse cette saison. La guerre des nerfs entre les protagonistes bat son plein, alors que Telefoot, la chaîne de Mediapro, est censée s’éteindre le 31 janvier, et que les clubs n’ont plus les moyens de tenir après cette date.
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fernando
 
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Messagepar SAV » 07 Jan 2021, 15:53

Bolloré a une capacité à se faire détester par tout le monde très au-dessus de la moyenne.
C'est embêtant pour entretenir un réseau d'affaires.
c est pas moi sur les photo
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SAV
 
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Messagepar fernando » 12 Jan 2021, 10:15

Football : « Si on ne diminue pas les charges salariales, il n’y aura pas de miracle »

Le président du Stade de Reims, Jean-Pierre Caillot, évoque la situation d’urgence des clubs français avant le début de négociations, mardi, avec le syndicat des footballeurs professionnels, sur une éventuelle baisse de salaires.



Confronté à une double crise, sanitaire et financière (matchs à huis clos et retrait du diffuseur Mediapro), le football français entame, mardi 12 janvier, à 14 heures, des négociations avec le syndicat des joueurs, l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP), pour tenter d’obtenir un accord-cadre, préambule obligatoire avant toute éventuelle baisse des salaires. Jean-Pierre Caillot, le président du Stade de Reims, sera l’un des représentants de la délégation « patronale ».

Pourquoi vouloir discuter des salaires maintenant ? La situation des clubs est-elle aussi dramatique ? Les faillites dans le football français restent rares…

J’ai souhaité que cette réunion se fasse une fois que le contrat avec Mediapro a été rompu. J’espérais avoir le plus d’éléments possible avant. J’espérais aussi que la Ligue ait déjà trouvé un nouveau diffuseur, mais ça sera a priori plus long que prévu. Le spectre des discussions va des reports de rémunérations jusqu’aux baisses. Cela s’appelle du dialogue social.

Aujourd’hui, nous sommes confrontés à la prolongation du huis clos et à la défaillance de notre diffuseur. Il est opportun de se remettre autour d’une table. Nos revenus sont de zéro en billetterie et en hospitalité, il manque 600 millions d’euros sur les droits télévisuels et pourtant nos charges sont à peu près identiques, puisque la charge principale est la masse salariale. A Reims, elle représente environ 60 % du budget, 55 % à 65 % en moyenne pour les clubs.

Vous parlez de faillites. Les dernières au Mans, à Sedan ou à Bastia étaient liées à des mauvaises gestions. Là, je le répète, nos revenus stade sont à zéro à cause de la crise sanitaire et seulement 41 % des droits télévisuels sont sécurisés. Concrètement pour mon club, j’avais budgétisé pour ce poste 35,458 millions d’euros et ce ne sont que 14,674 millions d’euros qui tombent. Ce n’est pas lié à de la mauvaise gestion.

Si la pandémie n’est pas du ressort du football français, l’erreur du choix de Mediapro l’est bien…

Lorsque j’ai rencontré le président Macron l’année dernière, il m’a également fait cette remarque : en gros, « vous avez cru au Père Noël ». Je rappelle que le contrat des droits TV 2016-2020 était de 816 millions d’euros et que même sans Mediapro, nous aurions flirté avec le milliard. Et puis, quand on les a choisis, Mediapro n’avait rien d’une coquille vide. Les avocats et les conseils qui accompagnent la Ligue ont tous considéré que le dossier était sûr. C’est facile d’être donneur de leçons après.

Ma réalité, dorénavant, c’est que les clubs français puissent payer leurs joueurs jusqu’à fin juin. Si on ne diminue pas les charges, il n’y aura pas de miracle. Il y aura d’un côté les clubs avec des actionnaires puissants qui auront la trésorerie, puis de l’autre, 60 % à 70 % des clubs qui n’en auront pas la capacité. Et j’insiste, ce n’est pas un problème de gestion.

A Reims, combien manque-t-il, par exemple, pour boucler la saison ?

Il y a un manque à gagner de 31 millions d’euros sur le budget prévisionnel. Mais cet été, le club a réalisé plus de ventes que ce qui avait été inscrit au budget. Comptablement, mon exercice sera déficitaire mais pas catastrophique. Mon vrai problème se situe sur la trésorerie : il manque un peu plus de 10 millions. Quand je transfère Axel Disasi pour 13 millions, Monaco me paie sur trois ans. Je n’ai donc pas cet argent dans la caisse. Alors je vais faire de l’affacturage, des choses de ce genre. Ce n’est pas simple…

En avril 2020, vous aviez déjà conclu un accord-cadre sur les salaires. Avait-il été appliqué ?

Il s’agissait d’un report dans nos trésoreries des sommes dues aux joueurs. Assez rapidement, nous avions été fixés sur la fin du championnat et la perspective de la nouvelle saison avec le contrat Mediapro qui débutait. Il n’y avait plus de raisons de demander des efforts supplémentaires. L’accord-cadre avec le syndicat des joueurs était une base. Ensuite, il fallait avoir une discussion par individu. Dans beaucoup de clubs, le retour avait été positif. Cela n’a pas été le cas partout : peut-être aussi parce que certains présidents ont voulu des concessions plus importantes et n’ont finalement rien obtenu. A Reims, ça s’est fait en quarante-huit heures.

Cette fois-ci, cela ne risque-t-il pas d’être plus compliqué de faire accepter une baisse et non un report ?

Oui, on en a bien conscience. Il faut d’abord trouver ce que l’on pourrait appeler ailleurs un accord de branche. Les gens de l’UNFP vivent sur la même planète. Ils savent la problématique des salaires dans les comptes d’exploitation des clubs. Le football est un secteur particulier avec une inflation des salaires assez exceptionnelle depuis dix ans.

N’est-ce pas avant tout les propriétaires, les présidents et les intermédiaires qui en sont responsables ?

C’est la ressource dans son ensemble qui est inflationniste. On parle des salaires des joueurs mais tout le monde est concerné. Il va falloir regarder toutes les lignes de dépense. Si les entreprises déposent le bilan, les joueurs seront au chômage et pour le coup, on connaît le maximum de l’indemnisation qui est très éloigné de la rémunération moyenne d’un footballeur.

Au-delà de ces négociations, les clubs ne vont-ils pas devoir réduire leurs effectifs et baisser les propositions de salaires lors des renouvellements de contrat ?

C’est ce qui va se passer à moyen terme. Sans oublier que le marché des transferts va s’effondrer. On en a eu un premier aperçu à l’intersaison, où la totalité des opérations du mercato est passée de 5,5 milliards d’euros en 2019 à 3,5 milliards en 2020 sur l’Europe. Lors de ce mercato d’hiver, ça n’a pas l’air de bouger beaucoup [peu de transferts de joueurs et de mouvements financiers] ; et cet été, ça s’annonce catastrophique.

Tout ce que vous me dites c’est du moyen terme, sauf qu’à moyen terme, il faudra encore être vivant. Or, la situation est urgente. Les joueurs sont des citoyens conscients. Quand je parle avec eux, ils se rendent bien compte que si l’argent ne rentre pas dans la caisse, comme je ne suis pas un Etat ou un milliardaire, c’est la pérennité du club qui est remise en question. Je ne suis pas aussi pessimiste que vous sur le fait que les joueurs, qui ont des revenus importants, ne soient pas sensibles et fassent un effort.

Par exemple, sans que je ne lui demande rien, l’un de mes joueurs [Xavier Chavalerin] a expliqué dans une interview que s’il devait faire un effort pour sauver les autres salariés, il le ferait.

Comment peut-on maintenir l’harmonie d’un vestiaire lorsque l’on connaît les écarts de salaires importants au sein d’une même équipe ?

Je ne veux pas déflorer les négociations qui n’ont pas encore débuté, mais j’imagine que comme l’année dernière, c’est sur les gros salaires que l’effort doit porter le plus, et pas sur celui qui gagne 3 000 euros. La baisse est plus entendable par quelqu’un qui gagne 50 000 euros ou 60 000 euros.

Au-delà des salaires, cette crise ne doit-elle pas conduire le football français à arrêter de vivre au-dessus de ses moyens et mieux travailler ?

Bien sûr, il y aura un monde d’après, comme dans tous les secteurs d’activité. Mais permettez-moi de vous corriger, l’image que vous décrivez est celle de quelques clubs. Je dirige le Stade de Reims comme ma PME régionale, et je n’ai pas attendu la crise pour faire attention à chaque dépense. Dans la presse, on ne parle que des clubs à problèmes et jamais des autres.
Lire aussi « S’il faut sauver le football français, c’est d’abord de lui-même »

Cette crise ne risque-t-elle pas d’accélérer un football à deux vitesses et de rendre les grands clubs encore plus égoïstes, à l’image du projet de Superligue quasi fermée au niveau européen ?

C’est tentant pour certains, car les gros souffrent aussi. Des mutations vont s’opérer. Je ne sais pas si ça passera par une Superligue. J’ai une vision différente. Pour moi, c’est l’incertitude du résultat qui fait la valeur du produit.
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Messagepar Dageek » 12 Jan 2021, 10:22

je l'ai lu aussi ce matin.
Rien de particulier, c'est un constat assez réaliste . La saignée va être violente cet été.
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Messagepar Dogue-son » 12 Jan 2021, 11:18

Pour les clubs déjà à la limite financièrement, c'est sûr que plus le temps passe et plus les risques de défaut augmentent.
Maintenant, comme les clubs de football sont souvent perçus comme des étendards d'une ville ou d'une région, la protection publique va jouer à plein pour la plupart d'entre eux, ce qui permettra de passer l'écueil.
Je me demande si au final, les plus en danger ne sont pas ceux dont l'équilibre financier dépend le plus de la vente de joueurs jeunes ou de joueurs moyennement bons, lesquels trouvaient preneurs outre-manche à des prix souvent exagérés et dont la une partie ne pourra plus traverser la Manche aussi facilement.
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Messagepar laurentlille1 » 12 Jan 2021, 12:47

Dogue-son a écrit:Je me demande si au final, les plus en danger ne sont pas ceux dont l'équilibre financier dépend le plus de la vente de joueurs jeunes ou de joueurs moyennement bons, lesquels trouvaient preneurs outre-manche à des prix souvent exagérés et dont la une partie ne pourra plus traverser la Manche aussi facilement.


Ouf, on peut être sereins alors.
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Messagepar Giallo » 12 Jan 2021, 13:02

Dogue-son a écrit:Maintenant, comme les clubs de football sont souvent perçus comme des étendards d'une ville ou d'une région, la protection publique va jouer à plein pour la plupart d'entre eux, ce qui permettra de passer l'écueil.


Je sens ton regard en direction de l'Artois pendant que tu écris ces lignes...
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Messagepar Dogue-son » 12 Jan 2021, 13:25

Effectivement, mais ce n'est pas le seul
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Messagepar Giallo » 12 Jan 2021, 21:41

Dans un entretien au Figaro publié mardi sur le site du quotidien, Maxime Saada, le président du directoire de Canal, a annoncé qu'il allait restituer à la LFP, à compter du 5 février, les deux matches de Ligue 1 du samedi 21 heures et du dimanche 17 heures que beIN Sports lui avait sous-licenciés depuis le début de la saison. « Nous sommes arrivés à la conclusion côté Canal + qu'il était dans l'intérêt pour toutes les parties prenantes de passer par un appel d'offres, précise-t-il. Nous avons donc adressé un courrier à la LFP pour lui indiquer la restitution du lot 3 que beIN Sports nous a sous-licencié. »

Dans l'attente du résultat de cet appel d'offres, et afin d'éviter que la diffusion gratuite des matches sur Téléfoot ne s'éternise, il souhaite propose à la LFP une « solution technique universelle pour suivre les matches en pay per view (paiement au match) ».

Plus d'informations à suivre.
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Messagepar Dogue-son » 12 Jan 2021, 21:59

quand c+ décide de jouer aux cons, ils ne font pas à moitié
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Messagepar Giallo » 12 Jan 2021, 22:00

Prions Saint Jeff Bezos.
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Messagepar gblosc » 12 Jan 2021, 22:26

Ou Netflix, ils pourraient en faire une belle série running-gag
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Messagepar Giallo » 12 Jan 2021, 22:51

Au moins Bezos il est solvable :)
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Messagepar rodolfo » 12 Jan 2021, 22:57

Pendant ce temps-là, CB fait le beau gosse avec sa chaîne télé foot.... lui.
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Messagepar SAV » 12 Jan 2021, 23:20

Le foot sur Amazon épicétou.
c est pas moi sur les photo
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Messagepar fernando » 13 Jan 2021, 10:02

Le foot franssais va prendre cher



Canal+ considère que la Ligue 1 a « perdu beaucoup de valeur » et souhaite un nouvel appel d’offres sur l’ensemble des matchs

Dans un entretien au « Figaro », le président du directoire du groupe audiovisuel, Maxime Saada, fait état d’« une perte de confiance entre Canal+ et les responsables du football français ».


Estimant que « la Ligue 1 a perdu beaucoup de valeur » avec la crise du Covid-19 et le retrait du diffuseur majeur Mediapro, le président du directoire du groupe Canal+, Maxime Saada, a annoncé dans un entretien au Figaro, mardi 12 janvier, que la chaîne cryptée allait restituer à la Ligue de football professionnel son lot de matchs et souhaitait voir l’intégralité des rencontres remise en vente via un nouvel appel d’offres.

« Nous sommes finalement arrivés à la conclusion côté Canal+ qu’il était dans l’intérêt pour toutes les parties prenantes de passer par un appel d’offres », a déclaré Maxime Saada au quotidien, alors que selon plusieurs sources proches du dossier à l’Agence France-Presse, la Ligue privilégiait une réattribution via un accord de gré à gré entre les deux parties – une modalité que M. Saada rejette dans l’entretien au quotidien, la considérant contraire au droit du sport et surévaluant la valeur du lot concerné.

« Il y a incontestablement une perte de confiance entre Canal+ et les responsables du football français. Nous n’avons pas été traités correctement ces dernières années », déclare-t-il par ailleurs dans le même entretien.

Retrait du groupe espagnol

Canal+ diffuse actuellement 20 % des matchs de Ligue 1, via une sous-licence signée avec BeIN Sports pour un montant annuel de 330 millions d’euros. Les 80 % restants sont toujours diffusés sur Téléfoot, la chaîne du groupe sino-espagnol Mediapro, même si celui-ci a négocié son retrait avec la Ligue en décembre.

Initialement, le contrat pour la diffusion de la Ligue 1 et de la Ligue 2 pour la période 2020-2024 avait battu des records, atteignant le montant annuel de 1,217 milliard d’euros, dont plus de 800 pour le seul groupe Mediapro, nouveau venu sur le marché français. Mais depuis septembre, Mediapro a souhaité renégocier son contrat à la baisse et a fini par accepter de se retirer du marché moyennant une indemnité de 100 millions d’euros.

Canal+ a toujours martelé, depuis l’appel d’offres de 2018, que la Ligue 1 avait été surévaluée par Mediapro. En octobre, M. Saada avait déjà fait savoir que la chaîne refuserait de « réinvestir à perte dans le football ».
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Messagepar Giallo » 13 Jan 2021, 10:03

Fernando of the deule :)
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Messagepar fernando » 13 Jan 2021, 11:02

Bon sa va hein

C'est un complément d'information, avec des phrases choc :

Canal+ considère que la Ligue 1 a « perdu beaucoup de valeur »

« Il y a incontestablement une perte de confiance entre Canal+ et les responsables du football français. Nous n’avons pas été traités correctement ces dernières années »,


Ca sent pas bon!
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Messagepar SAV » 13 Jan 2021, 12:00

Giallo a écrit:Fernando of the deule :)

=)

Bref si on lit bien entre les lignes, ce qui intéresse Canal+ c'est le PSG, l'OM voire Lyon et le reste RAF.
Et s'ils se prononcent pour un nouvel appel d'offres, c'est qu'ils ne seraient pas mécontents du retour ou de l'émergence d'autres diffuseurs.
c est pas moi sur les photo
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Messagepar Giallo » 13 Jan 2021, 12:03

ce qui est fun c'est que ça fait des années que beaucoup de supporters râlent parce que le prix des abonnements est trop élevé par rapport au spectacle offert et que les diffuseurs sortent leurs meilleurs arguments pour prouver que c'est faux

et là Canal ne fait qu'admettre qu'ils ont raison...
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Messagepar Xylophène » 13 Jan 2021, 12:18

SAV a écrit:Bref si on lit bien entre les lignes, ce qui intéresse Canal+ c'est le PSG, l'OM voire Lyon et le reste RAF.


Ce sont des clubs qui ont une audience nationale. Les autres clubs n'ont qu'une audience régionale (comme le LOSC) ou locale (comme Nîmes ou Lorient).
A force de dire partout (et en particulier sur Canal) que la L1 était de la crotte, les gens (en particulier les jeunes) ont fini par le croire et préfèrent regarder les matchs de Liverpool, Real, Juve, Bayern, etc.
"Voulez-vous ne pas vous tromper ? Tenez pour fausses toutes les idées chères à votre temps."

Gustave Flaubert
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Messagepar ursulet » 13 Jan 2021, 12:41

Vont devoir réduire drastiquement les salaires.
Toi qui entre au grand Stade, abandonne tout espoir...
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Messagepar Dogue-son » 13 Jan 2021, 12:43

Il suffit de voir la programmation de C+ l'année dernière quand ils avaient 3 matchs.
Généralement, il y avait Lyon le vendredi soir, Paris le samedi après-midi et Marseille le dimanche.
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Messagepar Xylophène » 13 Jan 2021, 12:51

Le but de Canal est probablement d'écrémer la L1 en coulant les clubs à audience locale (style Nîmes, Lorient ou Angers) et de ne garder que les 3 clubs à audience nationale et les clubs à audience régionale (Lille, Rennes, Strasbourg, Bordeaux, Nantes, etc.) pour faire un Top 14 ou 16, comme au ruguebi.
"Voulez-vous ne pas vous tromper ? Tenez pour fausses toutes les idées chères à votre temps."

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Messagepar fernando » 13 Jan 2021, 17:34

Face à la Ligue, « Canal+ tient sa revanche » sur les droits de diffusion du football

Défié par la LFP, qui s’était tournée vers l’espagnol Mediapro, le pape de la télévision payante cherche à lui faire payer son affront. D’autant que les plates-formes de vidéos en ligne fragilisent son modèle, note Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».


Pertes et profits. On appelle cela aller à Canossa. En 1077, le roi germanique Henri IV avait voulu destituer le pape tout-puissant Grégoire VII, qui, en retour, l’avait excommunié, dressant les princes contre le roi. Pour obtenir le pardon du prélat, le futur empereur avait dû attendre trois jours en robe de bure, les pieds dans la neige, avant que s’ouvrent les portes de la ville italienne. La Ligue de football professionnel (LFP) a, elle aussi, voulu se défaire de l’hégémonie du pape Canal+. En 2018, elle a vendu ses droits de diffusion 2020-2024 à l’espagnol Mediapro et à beIN Sports pour plus d’un milliard d’euros par an, soit 60 % de plus que la période précédente. Mortifié, Canal a dû racheter à beIN Sports les deux matchs qu’elle avait gagnés.

Mais en octobre 2020, Mediapro tombe, victime de la crise sanitaire et de sa démesure. Incapable de payer les 830 millions d’euros annuels prévus, le groupe rend ses droits à la Ligue moyennant pénalités. Et voilà le football français qui doit revêtir la robe de bure pour tenter de convaincre Canal+ de les racheter. Il y a urgence. La diffusion s’arrête le 31 janvier et les clubs sont dans une situation financière catastrophique, sevrés de leur principale ressource. Alors Canal joue la montre. Son patron, Maxime Saada, pousse même le bouchon plus loin. Dans un entretien au Figaro, mercredi 13 janvier, il annonce vouloir, lui aussi, rendre ses droits et demande un nouvel appel d’offres – ce qui prendrait des mois, ruinerait la saison en cours et nombre de clubs fragiles.

Inflation mortifère des salaires et des droits

Il évoque trois raisons. D’abord, l’amour-propre. L’entreprise a été maltraitée, voire humiliée, et la confiance est rompue. Ensuite, le risque juridique. Un achat de gré à gré pourrait être attaqué par un éventuel concurrent car contraire au code du sport. Enfin, et c’est l’argument le plus fort, la Ligue de football ne vaut pas 1,16 milliard d’euros. C’est devenu une évidence, puisqu’il n’y a plus de repreneur à ce prix. Depuis plus de dix ans, tous les experts fustigent l’inflation mortifère des salaires et des droits dans le football professionnel. Comme le souligne Maxime Saada, le modèle économique de cette diffusion n’a jamais trouvé sa rentabilité en France et chaque concurrent de Canal a mordu la poussière : TPS, disparu en 2008, puis Orange Sport, beIN Sports, Mediapro… Même Canal assure ne plus s’y retrouver et pouvoir très bien vivre sans cette offre, qui, à une époque, lui apportait la moitié de ses abonnés.

D’autant que le pape de la télévision payante a d’autres soucis. L’arrivée des plates-formes de vidéos en ligne comme Netflix ou Disney grignote ses derniers avantages. Alors il se tourne vers l’Etat français pour renégocier ses obligations, notamment en matière de cinéma. En dépit de ses déclarations, il a toujours besoin de grands matchs pour attirer des abonnés, mais il entend profiter de ce moment exceptionnel pour avancer ses pions. Et pour cela il tient dans ses mains une filière qui emploie 35 000 personnes et fait aussi vivre le sport amateur. Il attend donc un signe avant d’ouvrir la porte.
Despé : "Y a des limites au rugueux"
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fernando
 
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