par Yusuf Akbar » 23 Juil 2026, 11:52
En fait Baratte c'est un gros footix des années 70.
Ce serait trop long à expliciter… mais pour en revenir aux joueurs que les nostalgiques des années 70/80 nous présentent comme des demi-dieux, la plupart étaient à des années-lumière du niveau technique, de l’élégance et de l’influence de ceux des années 50/60.
Di Stéfano, Puskás, Pelé, Garrincha, Kopa, Didi, Yachine, Charlton, Eusebio, c’était quand même aut’ chose que Keegan, Rummenigge, Rossi, Simonsen, Blokhine ou même Platini. Désolé de le dire, mais les types jouaient sur des champs de patates, avec des ballons en cuir qui pesaient une enclume, sans préparateur physique, sans pelouses chauffées et sans trois remplacements dès qu’un joueur avait une crampe.
Di Stéfano et Puskás écrasaient les autres par leur talent, leur classe et leur influence sur le jeu. Pelé avait déjà tout inventé avant que les Cruyffistes découvrent qu’on pouvait permuter sur un terrain. Quant à Garrincha, il dribblait des défenseurs qui avaient encore le droit de lui casser les deux jambes sans prendre rouge. Aussi, les grandes poses de penseurs du football de Cruyff et Beckenbauer font un peu tâche quand on les compare aux vrais pionniers.
Le lot n’était pas ouf ? Mouarf…
- Au Mondial 1958, le Brésil avait Pelé, Garrincha, Didi, Vavá et Zagallo. Tu mets cette attaque face à n’importe quelle sélection de 1978 ou 1982, ça fait rapidement moins les malins. En 1954, la Hongrie de Puskás, Kocsis, Hidegkuti et Bozsik pratiquait déjà un football collectif et offensif que certains ont ensuite rebaptisé « football total » vingt ans plus tard pour faire moderne.
- Et le Real des années 50 ? Cinq Coupes d’Europe de suite. Di Stéfano et Puskás qui mettaient des valises à toute l’Europe. Mais on va encore nous expliquer que le grand football a commencé avec les cols pelle à tarte, les moustaches et les ralentis de Téléfoot.
- Même le fameux France–Brésil de 1986, qu’on nous ressort comme si le football avait atteint ce jour-là une forme de perfection divine, était en dessous du Brésil 58 ou de la Hongrie 54 en termes d’invention et d’avance tactique. Tigana–Fernandez–Platini ? Très bien. Mais Didi–Zito–Zagallo, c’était déjà du très haut niveau quand la moitié des entraîneurs européens demandaient encore à leurs joueurs de dégager le ballon en tribune.
Les stars des années 50/60 seraient certainement encore plus au-dessus aujourd’hui, avec des terrains parfaits, des chaussures ultralégères, une préparation scientifique, un arbitrage qui protège les artistes et la VAR. Garrincha avec les règles actuelles, il obtenait trois penalties par match. Pelé avec les défenses de zone modernes et dix angles de caméra, on découvrirait simplement qu’il avait cinquante ans d’avance.
Bref, les années 70/80, c’était sympathique. Mais faut arrêter de faire comme si le football avait été inventé en même temps que le survêtement en velours.
Mes propos n’engagent que ceux qui en apportent une certaine crédibilité.